La suppression du Service militaire obligatoire en France a pris effet avec la loi no 97-1019 du 28 octobre 1997. En 2001, la conscription est arrêtée au profit d’un « parcours citoyen » pour les jeunes, hommes et femmes, à partir de leur seizième anniversaire. Le service national est remplacé par un service volontaire pour une durée variant de un à cinq ans.
En 2017, le candidat Emmanuel Macron, alors en campagne pour l’élection présidentielle, annonce dans son programme son souhait de rétablir un service national universel, d’une durée d’un mois .
Aujourd’hui beaucoup de citoyens parmi lesquels nous nous plaçons, pensent qu’un SMO doit être rétabli d’urgence en France et pour une durée d’au moins un an et demi. Nous examinerons rapidement ci-dessous les raisons et les modalités d’un tel rétablissement.
Les nouvelles perspectives de conflit en Europe l’impose. Après un demi-siècle de paix relative, la vision d’une guerre dite de moyenne à forte intensité menaçant dorénavant l’Europe se précise. Au sein de celle-ci la France sera particulièrement ciblée car elle incarne des valeurs radicalement à l’opposé de celles des ennemis potentiels. Elle doit donc se préparer, non à attaquer mais à se défendre. Pour cela elle a besoin de forces armées performantes. Il est certain que si l’armée française comporte trop de jeunes recrues convaincus qu’ils doivent se battre pour intérêts qui ne sont pas les leurs, elle aura du mal à conserver l’unité qui doit être la sienne, en France comme sur les théâtres extérieurs
De telles forces armées ne se limiteront pas à des professionnels. Elles devront reposer sur des contributions de toute la nation. Les besoins se feront particulièrement sentir dans le domaine des nouvelles armes de haute technologie. Celles-ci ne devront pas être réservées à des spécialistes. Comme dans le domaine civil, chaque combattant devra apprendre à s’en servir et à participer à leur développement. Il devra y être préparé par un SMO suffisamment long et équipé permettant aux recrues d’acquérir le minimum de formation initiale nécessaire.
L’armée française devra donner aux filles et aux femmes les mêmes compétences et les mêmes emplois ou perspectives de carrière qu’aux hommes. On en est loin aujourd’hui où une domination masculine héritée du passé continue à s’imposer. Ceci ne devra plus être le cas et chaque garçon devra l’admettre. Parallèlement aucune femme devra renoncer à l’imposer, en premier lieu à l’encadrement.
