24/03/2024 Une bombe démographique à l’envers .

Une étude publiée dans The Lancet révèle que la majorité des pays connaîtront un déclin de leur population d’ici 2100. Un phénomène que les auteurs expliquent par une baisse des taux de fécondité en dessous du seuil de renouvellement des générations.

Les dernières projections démographiques mondiales dépeignent un avenir profondément perturbé. Une étude récente publiée la revue médicale The Lancet sonne l’alarme sur un phénomène de grande ampleur : la chute vertigineuse des taux de natalité à l’échelle planétaire. D’ici la fin du siècle, les chercheurs anticipent qu’une écrasante majorité de nations sera confrontée à un déclin substantiel de leur population, avec des conséquences socio-économiques profondes et durables.

Ce tableau sombre cache toutefois d’importantes disparités régionales. Tandis que la plupart des pays développés et en développement subiront un « baby-bust » sans précédent, une poignée de nations parmi les plus pauvres, principalement en Afrique subsaharienne, connaîtront au contraire une explosion démographique fulgurante. Ce déséquilibre entraînerait de redoutables défis humanitaires. De plus, il menacerait de déstabiliser des régions déjà fragilisées par l’insécurité, la pauvreté et les effets dévastateurs du changement climatique.

Face à ces perspectives alarmantes, les experts lancent un cri d’alarme. Ils insistent sur la nécessité impérieuse d’interventions ciblées et coordonnées dans les zones les plus vulnérables. Parmi les priorités cruciales figurent l’atténuation du réchauffement climatique, le renforcement des systèmes de santé défaillants et la promotion des droits fondamentaux des femmes, notamment en matière de planification familiale et d’éducation.

Dans les nations aux taux de fécondité déclinants, les chercheurs préconisent des politiques ambitieuses visant à encourager la natalité, telles que l’extension des congés parentaux et l’accès généralisé aux services de garde d’enfants. L’immigration contrôlée apparaît également comme un levier incontournable pour contrebalancer l’érosion démographique Malgré les défis colossaux à relever, les experts demeurent convaincus que des interventions résolues, ancrées dans une vision à long terme, permettront d’affronter cette crise démographique inédite.

Source https://www.lebigdata.fr/deflagration-demographique-imminente-le-compte-a-rebours-est-lance

Notre commentaire au 24/03/2024

Cette dernière étude démographique confirme le diagnostic que nous avons toujours formulé sur ce site. Chez les français d’origine, nés et résidents en France, des « politiques ambitieuses visant à encourager la natalité, telles que l’extension des congés parentaux et l’accès généralisé aux services de garde d’enfants. » telles que proposées ici, n’auront que des effets marginaux. Par contre l’immigration contrôlée (renforcée par l’immigration clandestine) n’intéressera que les populations africaines. Sauf miracle la France deviendra un terrain d’affrontement entre deux grandes civilisations, galloromaine et africano-asiatique

Références chiffrées extraites de l’étude

Fertility estimates 1950–2021

There were 129 million (95% UI 121–138) livebirths globally in 2021 (table 1). This is an increase from 92·7 million (88·7–96·6) livebirths in 1950, but a decline from the peak of 142 million (137–147) in 2016 (appendix 2 table S1). The global TFR was 2·23 (95% UI 2·09–2·38) in 2021, a decrease from 4·84 (4·63–5·06) in 1950 and 3·61 (3·53–3·69) in 1980 (table 1figure 1). This approximate halving constitutes an annualised rate of decline in TFR of 1·1% (1·0–1·2). Across GBD super-regions, the distribution of livebirths changed substantially over the previous seven decades, as did relative levels of TFR. More than one-third of global livebirths in 1950 occurred in southeast Asia, east Asia, and Oceania, which was the largest proportion across super-regions (for livebirth counts, see table 1), corresponding to a TFR of 5·76 (5·44–6·09). This proportion decreased to less than 20% of global livebirths in 2021, with a TFR of 1·55 (1·44–1·66). By contrast, livebirths in south Asia increased from approximately 20% to 25% of global livebirths between 1950 and 2021, and contributed the largest proportion from 1981 to 2011. TFR in this super-region decreased from 6·35 (5·95–6·75) in 1950 to 2·07 (1·89–2·28) in 2021. After 2011, sub-Saharan Africa contributed the largest share of livebirths, up to approximately 30% by 2021 (up from 8% in 1950). Large numbers of livebirths in sub-Saharan Africa in 2021 resulted from a much less steep decrease in TFR over the study period compared with other super-regions, falling from 6·94 (6·62–7·25) in 1950 to 4·29 (4·03–4·58) in 2021. Livebirths and TFRs over time for all locations are presented in table 1.

Table 1Total fertility rate and number of livebirths (thousands) by location in 1950, 1980, and 2021, and for the reference scenario in 2050 and 2100; and net reproductive rate in 2021

Total fertility rate
France2·80 (2·72–2·87)1·90 (1·85–1·95)1·75 (1·57–1·93)1·56 (1·35–1·79)1·43 (1·19–1·69)840·4 (817·3–862·6)795·3 (774·5–816·9)693·1 (623·0–766·7)561·9 (448·3–683·9)348·5 (214·5–542·2)0·8 (0·8–0·9)

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