21/03/2024 Natalité et renouvellement des générations

Le taux de natalité chute dans le monde. Tandis qu’il y a 70 ans, les femmes avaient en moyenne cinq enfants chacune, aujourd’hui le taux de natalité dépasse à peine les 2,1 enfants par femme, soit le taux indispensable pour assurer le renouvellement des générations. Selon les chercheurs de Washington, cette baisse n’est pas terminée.

En 2100, seuls six pays parviendront à atteindre ce taux de 2,1 enfants par femme : la Somalie, le Niger, le Tchad, le Tadjikistan, les îles Tonga et les îles Samoa. D’après les projections de l’étude, même si la France possède l’un des taux de natalité les plus élevés d’Europe, le pays ne parviendra pas à dépasser ce taux de 2,1 enfants par femme. L’estimation la plus basse concerne le Bhoutan, avec seulement 0,7 enfant par femme.

Par ailleurs, dans le monde, d’ici 2100, la moitié des enfants naîtront en Afrique subsaharienne. L’étude précise toutefois que rien n’est figé et que la situation dépendra des politiques d’encadrement des naissances dans chaque pays, mais aussi des niveaux d’éducation des femmes, de l’importance de la contraception ou encore des politiques de soutien à la natalité.

L’étude constate enfin que si les grandes tendances se confirment, l’équilibre démographique mondial sera modifié, tout comme l’économie globale et nécessairement aussi les migrations.

Par contre, l’ étude ne précise pas, pays par pays, les taux d’origine géographique des populations par pays. C’est pourtant ceux-ci qui posent le plus de problèmes. Ainsi, pour prendre l’exemple de la France, il est devenu courant de distinguer les français de souche et les français d’immigration, avec parmi ces derniers une sous distinction entre immigrés légaux et immigrés illégaux.

Si la France ne doit son taux positif de natalité qu’à un fort taux positif de migrations illégales venues d’Afrique, pourra-t-elle longtemps se dire européenne ? C’est sur cette ambiguïté que joue un parti tel que le Rassemblement National.

Référence

https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(24)00550-6/fulltext

Summary

Accurate assessments of current and future fertility—including overall trends and changing population age structures across countries and regions—are essential to help plan for the profound social, economic, environmental, and geopolitical challenges that these changes will bring. Estimates and projections of fertility are necessary to inorm policies involving resource and health-care needs, labour supply, education, gender equality, and family planning and support. The Global Burden of Diseases, Injuries, and Risk Factors Study (GBD) 2021 produced up-to-date and comprehensive demographic assessments of key fertility indicators at global, regional, and national levels from 1950 to 2021 and forecast fertility metrics to 2100 based on a reference scenario and key policy-dependent alternative scenarios.

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