20/03/2024. AI Act. L’Europe se tire une balle dans le pied

Face aux 7 «Géants de l’Internet » américains qui maîtrisent désormais tous les domaines de l’Intelligence Artificielle approfondie, les entreprises européennes ont du mal à suivre. Non seulement elles viennent de découvrir les horizons qui s’ouvrent ainsi, mais elles manquent des commandes publiques qui leur permettraient d’investir au rythme qu’il faudrait.

La France faisait quelque peu exception, tout au moins dans le domaine de la défense et de l’espace. Ainsi le grand public vient de découvrir que le désormais célèbre canon Caesar fabriqué à Roanne par l’entreprise Nexter sera bientôt doté d ‘une aide à la précision des tirs fournie par la start up allemande Helsing AI, spécialisée dans l’intelligence artificielle de défense. Elle sera chargée d’améliorer la précision du canon CAESAR.  grâce à une meilleure analyse des données de ciblage et des conditions environnementales. 

Helsing AI est déjà impliquée dans le milieu de la défense europénne. La société travaille sur des programmes pour le prochain avion de chasse Eurofighter ainsi que le Future Combat Air System, un projet européen de systèmes d’armes aériens interconnectés. L’entreprise a procédé à une levée de fonds de 209 millions d’euros en septembre 2023, soutenue par des investisseurs tel que le groupe suédois Saab.

Cela en était trop pour les bonnes âmes europénnes . Il fallait impérativemet que le Parlement européen règlemente tout cela. Ce sera bientôt fait . Un projet dit AI Act sera bientôt adopté.

https://artificialintelligenceact.eu/fr/

Plutôt qu’encourager les progrès considérables que pourraient permettre les applications et produits faisant appel à l’IA, ce texte met l’accent sur les risques. Ainsi, le projet classe les applications de l’IA dans trois catégories de risque.

Premièrement, les applications et les systèmes qui  créent un risque inacceptable, tels que les systèmes d’évaluation sociale gérés par le gouvernement, du type de ceux utilisés en Chine, sont interdits. 

Deuxièmement, les applications à haut risque, comme un outil de balayage de CV qui classe les candidats à l’emploi, sont soumises à des exigences légales spécifiques. 

Enfin, les applications qui ne sont pas explicitement interdites ou répertoriées comme étant à haut risque ne sont pas réglementées.

Si ce même système d’évaluation des risques était utilisé dans le domaine de l’automobile, les européens devraient tous ne s’équiper que de bicyclettes.

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