Le chiffre zéro est utilisé dans tous les domaines de la vie sociale, de l’astronomie à la comptabilité.
Mais d’où provient il ? Pour le comprendre , les deux auteurs de l’article référencé ci-dessous, dont on trouve également ici le résumé, ont utilisé l’électroencéphalographie (MEG) pour enregistrer les champs magnétiques se produisant dans les cerveaux de 29 sujets à qui l’on demandait de différencier le zéro du 1
L’on savait qu’il y a des neurones dans le cerveau qui répondent spécifiquement à la vue de 1 jusqu’à 9. Mais que se passe-il lorsque après neuf, le sujet ne voit plus qu’un écran blanc (vide)? Ils ont découvert que c’était les mêmes neurones qui réagissaient que ceux utilisés par ailleurs pour la représentation de l’absence.
Ainsi, selon les auteurs, une antilope cherchant à distinguer un prédateur dans la savane et ne voyant rien utilise des neurones différents que ceux qu’elle utilise généralement pour se représenter un espace dans lequel elle ne voit rien de particulièrement dangereux.
Creating something out of nothing: Symbolic and non-symbolic representations of numerical zero in the human brain
Authors Benjy Barnett, Stephen M. Fleming
doi: https://doi.org/10.1101/2024.01.30.577906
Summary
Representing the quantity zero is considered a unique achievement of abstract human thought. Despite considerable progress in understanding the neural code supporting natural numbers, how numerical zero is encoded in the human brain remains unknown. We find that both non-symbolic empty sets (the absence of dots on a screen) and symbolic zero (“0”) occupy ordinal positions along graded neural number lines within posterior association cortex. Neural representations of zero are partly independent of numerical format, exhibiting distance effects with countable numerosities in the opposing (symbolic or non-symbolic) notation. Our results show that format-invariant neural magnitude codes extend to judgements of numerical zero, and offer support to theoretical accounts in which representations of symbolic zero are grounded in more basic representations of sensory absences.
