17/03/2024 Enfin des drones pour les forces armées françaises

Le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, a visité le 14 mars les usines Delair, près de Toulouse, pour observer leurs drones militaires DT-46 et UX-11, dont une centaine d’exemplaires seront livrés en Ukraine cet été. Cette visite s’est faite dans le cadre du lancement prochain de l’appel d’offres aux industriels français pour la fabrication de 2000 drones kamikazes. La commande est à destination des troupes ukrainiennes et françaises entre 2024 et 2025,

On appelle drone kamikaze ou drone suicide des drones aériens dotés d’une tête explosive, capable de survoler un certain temps leur objectif jusqu’au moment où il reçoit l’ordre de s’y écraser . Les Russes en fabriquent et utilisent beaucoup sous le nom de Geranium 2.

Il n’y a pas que des drones aériens. Les Ukrainiens qui ont été les premiers à en fabriquer, disposent aussi de drones marins. Il s’agit de petites vedettes sans équipage, commandées de terre ou d’un autre navire, qui peuvent aborder des navires ennemis et y causer d’importants dégâts, voire les couler.

Le grand public est beaucoup plus familier avec les petits drones dit quadcoptères. Ils sont dotés de quatre moteur électriques disposés au bout de quatre supports en croix et fonctionnant avec une électricité sur batteries embarquées. Lorsqu’ils sont à usage militaire, leur vol vertical leur permet de poser des charges le long d’immeubles voire à l’intérieur de locaux non fermés.

Mais leur usage le plus connu est différent. Ils peuvent prendre par exemple des images détaillées de manifestants non dissimulés. Leurs usages civils sont désormais nombreux, photographier des récoltes ou des pentes enneigés pour le compte des stations de sports d’hiver, par exemple.

Le ministre des Armées n’a pas choisi de lancer un appel d’offre pour la fabrication de drones par hasard : « Les drones kamikazes sont absolument fondamentaux dans la conduite des opérations » et vont pouvoir constituer un « complément du canon Caesar en matière d’artillerie » a-t-il expliqué. Souvent présentés pendant le conflit en Ukraine comme un « avantage tactique incontournable », les drones sont devenus les armes de guerre et de surveillance favorites des forces en présence notamment pour leur production à bas coût et leurs capacités de surveillance très développées.

Sébastien Lecornu avait par ailleurs revendiqué en avril 2023 un objectif de « dronisation des forces » lors de la présentation en Conseil des ministres de la loi de programmation militaire pour 2024-2030. Parmi les 413 milliards d’euros annoncés, 1,5 milliard étaient prévus uniquement pour les drones.

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