Les 18 et 19 novembre 2023 le gouvernement finlandais avait fait fermer quatre postes-frontière dans le sud-est du pays afin de lutter contre la hausse récente de « passages illégaux » en provenance de Russie, selon le Premier ministre finlandais Petteri Orpo et la ministre de l’Intérieur Mari Rantanen lors d’une conférence de presse.
Face au nombre croissant de demandeurs d’asile munis de documents de voyage irréguliers qui ont franchi la frontière orientale de la Finlande, qu’elle partage avec la Russie, la Finlande avait fait fermer ses postes-frontière d’Imatra, Niirala, Nuijamaa et Vaalimaa, dans le sud-est du pays, à partir de la nuit de samedi 18 à dimanche 19 novembre 2923 . Le gouvernement soupçonnait le Kremlin d’organiser ces passages illégaux pour augmenter encore le nombre déjà élevé de russophones en Finlande.
Cette première mesure n’a pas suffi. Les passages illégaux ont continué à augmenter. Ils prennent de plus en plus la forme de demandes d’asiles. N’importe qui peut faire une demande d’asile en Finlande s’il craint avec preuve à l’appui d’être persécuté dans ce pays. Les raisons de la persécution peuvent être l’origine, la religion, la nationalité, l’appartenance à un certain groupe social ou bien les opinions politiques.
Le gouvernement finlandais a réagi. Il veut faire adopter par la Finlande une loi temporaire pour endiguer la « migration instrumentalisée » qu’elle impute à la Russie après avoir observé un afflux de demandeurs d’asile à sa frontière, a-t-il annoncé. Un projet de loi, qui permettrait de limiter le nombre de demandes d’asile à une « zone limitée » de la frontière finlandaise, a été présenté aujourd’hui.
Mais c’est l’ensemble des Etats de l’Union européenne qui ressent la nécessité de contrôler les flux de migration légale à leurs frontières extérieures. Ceux-ci s’ajoutent aux flux de migration illégale, organisée par de véritables bandes criminelles de passeurs clandestins. Elles empruntent de plus en plus la voie maritime, méditerranéenne et aujourd’hui atlantique.
De plus ce n’est pas seulement la Russie qui organiserait de telles passages illégaux. Ils proviennent de plus en plus d’Etats officiellement musulmans qui les exigent au nom des libertés de croyance religieuses revendiquées comme une valeur de civilisation par la plupart des pays européens.
Or nul n’ignore que ce sont des organisations terroristes musulmanes qui les exigent, tel l’ex Etat islamique ou Daech. Ces organisations visent à faire entrer en Europe de plus en plus de militants ayant accepté d’y organiser des attentats meurtriers.
Les gouvernements européens laisseront-ils faire?
