14/03/2024 Le dodo va-t-il être réveillé ? Et qu’en sera-t-il du mammouth laineux?

Une collaboration entre des généticiens et des écologistes prévoit de ramener le Dronte de Maurice (dodo), espèce éteinte, à la vie. Il serait alors réintroduit sur l’île Maurice où il vivait avant son extermination il y a quatre siècles.  

La start-up américaine de biotechnologie Colossal Biosciences, https://colossal.com/ spécialisée dans les technologies d’ingénierie génétique avait annoncé son intention de ramener le Dronte de Maurice (dodo) à la vie en janvier dernier. Il serait réintroduit dans l’Ile Maurice où il vivait avant son extermination par l’homme il y a quatre siècle.

Le Dronte de Maurice était une espèce d’oiseaux de l’ordre des Columbiformes, endémique de l’île Maurice, disparue depuis la fin du XVIIᵉ siècle. Il est plus connu sous le nom de dodo, nom vernaculaire également utilisé pour désigner le  Solitaire de Bourbon, bien que celui-ci appartienne à un autre ordre

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dodo_(oiseau)

Apparenté au Solitaire de Rodrigues et appartenant comme les pigeons à la famille des Columbidae, ce dronte  vivait dans les forêts ou les plaines. Il mesurait environ un mètre pour une masse moyenne de 10,2 kilogrammes. Découvert à la fin du xvie siècle, il était décrit comme lent, ne fuyant pas l’homme, gros et presque cubique. Son corps au plumage bleu gris était pourvu d’ailes atrophiées jaune et blanc, ainsi que d’un panache de quatre ou cinq plumes de mêmes couleurs en guise de queue. Ses pattes jaunes comportaient quatre doigts (trois à l’avant et un à l’arrière) terminés par de grands ongles noirs. Son bec crochu avait une tache bleue caractéristique à son extrémité et une rouge sur la mandibule inférieure. Sa tête noire ou grise possédait deux plis importants à la base du bec.

Décrit pour la première fois à la fin du 16 siècle lors de l’arrivée des Européens sur l’île Maurice, le Dodo s’est éteint moins d’un siècle plus tard. Il est aujourd’hui souvent cité comme un exemple des espèces éteintes du fait de l’homme, car sa disparition est directement imputable à l’activité humaine, notamment la chasse.

Il n’est pas certain à ce jour que l’opération tentée par Colossal Biosciences aboutisse car les gènes conservés ne sont pas en très bon état. Mais elle mérite d’être tentée vu son intérêt scientifique

Dans le même temps l’entreprise envisage de redonner vie de la même façon au Mammouth laineux, en s’appuyant sur l’éléphant d’Afrique. Le cout serait plus élevé. Mais à une époque où les dépenses militaires s’élèvent vertiginieusement, pourquoi rechigner ?

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