Aujourd’hui Vladimir Poutine pourrait envahir sans grandes difficultés la Pologne, le Danemark, la Norvège, la Suède, l’Islande, la Finlande, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie. Il utiliserait pour ce faire des colonnes de dizaines ou centaines de chars au blindage renforcé. Ceux-ci seraient équipés des nouvelles armes dont il a commencé à se doter.
Dans un premier temps, il n’aurait pas besoin d’évoquer la menace de missiles nucléaires intercontinentaux. Rappelons cependant qu’il disposera de versions modernisées de ceux-ci. notamment les missiles Yars. Il s’agit d’un type d’ICBM possédant une portée de plus de 11.000 kilomètres. Il peut atteindre une vitesse de 24.500 kilomètres par heure et emporter entre 4 et 6 ogives thermonucléaires. Chaque ogive embarquée à bord de ce lanceur est indépendante et peut se détacher pour voler vers des cibles différentes.
Par contre Poutine pourra utiliser des missiles hypersoniques furtifs Zircon. Le Zircon serait capable d’atteindre une vitesse de 9.600 kilomètres par heure avant de frapper un objectif. Il dispose d’un rayon d’action de 250 à 750 kilomètres, selon sa trajectoire. Sa principale mission consiste à détruire des navires ennemis. Mais il peut tout aussi bien être utilisé contre des objectifs à terre. Chaque navire de la flotte de la mer Noire en transportera 72.
Les blindés lourds, les systèmes de défense aérienne et la production de drones seront également améliorés. Les industriels de la défense ont reçu pour instruction de « développer la production de masse de drones et de « systèmes de frappe robotisés qui ont démontré de bons résultats au combat ». Chaque section de l’armée – soit 20 à 50 hommes – sera équipée de drones.
Au plan aérien, il disposera également d’une maitrise incontestable . Les Su-57 et Su-75 l’emporteront facilement sur les désastreux F-35 imposés à l’Otan par le grand frère américain.
Certes au plan humain les forces russes ne pourraient éviter quelques pertes Mais pour une population de143 millions d’habitants, elles passeraient vite inaperçues.
Par ailleurs, il est presque certain que les Pays de l’Otan dotés d’ICBM nucléaires hésiteraient à s’en servir en réponse à une agression russe contre la Pologne ou les Etats baltes
