05/03/2024 Elections europénnes. La recherche scientifique n’est toujours pas devenue une priorité

Face au peu de hauteur de vue des programmes affichés par les candidats aux prochaines élections pour le Parlement européen du 6 au 9 juin 2024, certains observateurs se demandent si ces programmes ne devraient pas comporter des éléments concernant une relance de la recherche scientifique dans les Etats du continent.

Le monde avait vu jusqu’à la seconde guerre mondiale naître et parfois se développer en Europe des domaines de recherche fondamentale ou appliquée qui sont demeurés des références en ces domaines. Au 20e siècle, dans les six sciences dites fondamentales mathématiques, astronomie, physique, chimie, biologie, sociologie, la. physique einstenienne et sa rivale la physique quantique, l’énergie atomique, les radiocommunication, la biologie pastorienne, la psychanalyse avait pris leur source en Europe.

Dans un certain nombre de ces domaines les recherches avaient été détournées par le nazisme, Mais après la guerre elles ne demandaient qu’a repartir, comme certaines l’ont fait en France après la Libération.

Cependant l’importance prises par de telles recherches dans les politiques d’armement a permis aux Etats-Unis, grands vainqueur à l’Ouest de la seconde guerre mondiale, d’attirer sur leur territoire les scientifiques européens et leurs savoir-faire. Il est devenu très difficile pour un jeune chercheur européen de travailler hors des Etats-Unis et notamment loin de la Silicon Valley, devenue le symbole de technosciences américaines incontournables.

Aujourd’hui, les perspectives et les ambitions des diverses sciences ont pris de plus en plus d’ampleur. Elles sont devenues mondiales. Ceci est du à la remontée en puissance de la Russie et aux ambitions de la Chine. Celles-ci ont bien compris que, non seulement sur la Terre mais sans l’espace et ce jusqu’à la planète Mars, elles devaient pour survivre se donner des compétences scientifiques constamment mises à jour et étendues. Ceci ne pourra pas se faire sans des financements de plus en plus importants provenant d’économies dans les dépenses d’autres secteurs.

L’Europe pour sa part ne semble pas concernée par ces enjeux, au moins au niveau du Parlement. Les électeurs et les candidats aux élections européennes devaient s’en rendre compte et s’en indigner. Dès maintenant ils devraient exiger plus d’ambitions scientifiques dans les programmes politiques, ne fut-ce qu’en ce qui concerne les moyens mis à la disposition des laboratoires dont disposent les établissements.

Nous en sommes loin.

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