C’est en ce sens que l’on voit en eux l’inverse des trous noirs. On les compare parfois à un homme trop gourmand qui aurait mangé en excès ce qu’il y avait dans votre assiette, puis qui s’étant donné la nausée vomit dans cette même assiette l’excès de nourriture qu’il avait absorbé.
Il existe des équations décrivant un objet pénétrant dans un trou noir, elles sont dite équations d’Einstein. A l’inverse, par renversement de la valeur temps, ces mêmes équations peuvent décrire un objet sortant de l’inverse d’un trou noir, c’est-à-dire d’un trou blanc. L’existence des trous noirs à longteps été niée. Aujourd’hui elle es très généralement admise. Ce n’est pas encore le cas concernant les trous blancs. Chacun connait la plaisanterie, « ces trous blancs, c’est troublant ».
Il est impossible d’échapper à un trou noir. Il en est de même pour pénétrer dans un trou blanc. En fait les trous blancs ne sont qu’une hypothèse, qui remonte aux années soixante. Elle a été remise en vogue par le physicien italien bien connu, Carlo Rovelli , qui travaille à l’université d’Aix Marseille. Il vient d’ailleurs de leur consacrer un ouvrage intitulé simplement « Trous blancs », chez Flammarion, dont nous conseillons la lecture. Celui-ci s’inscrit dans son hypothèse de la gravitation quantique à boucles.visant à réconcilier la théorie de la relativité générale et la physique quantique.
D’un point de vue astrophysique, les deux phénomènes, trous noirs et trous blancs, ont un statut différent. Contrairement aux trous noirs, les trous blancs n’ont jamais été observés de façon instrumentale. De plus, les grands trous blancs, dits macroscopiques, seraient instables. Cependant, dans un trou noir comme dans un trou blanc, le seul mécanisme connu pour expliquer le formation de ce type d’astre est l’effondrement gravitationnel d’une étoile ayant au moins trois fois la masse solaire. La concentration de matière et d’énergie y devient telle qu’il finit par former une singularité où la densité d’énergie tend vers l’infini tandis que l’espace s’étire comme un filament sans fin.
Mais ces infinis n’ont pas de traduction physique. C’est là qu’intervient la gravitation quantique à boucles de Carlo Rovelli. Celle-ci postule que l ‘espace ne peut être divisé à l’infini.. Il ne serait pas possible de descendre sous -1puissance 34 mètre. Lorsque l’étoile en effondrement atteint ces échelles, le cours du temps s’inverse et l’étoile en question « rebondit ». C’est ainsi que des trous noirs pourraient devenir des trous blancs.
