Les gouvernements européens s’engagent actuellement dans des dépenses militaires de plus en plus lourdes. Celles-ci se font au détriment de la recherche scientifique , fondamentale et appliquée, civile et militaire, dont les budgets sont en réduction constante, notamment dans le domaine spatial. Faut-il y consentir ou compter sur la bienveillance intéressée du lobby militaro-industriel américain ?
Les difficultés actuelles de la Russie face à l’armée ukrainienne commandée avec beaucoup de courage et de dextérité par le jeune président Volodomir Zelensky et son état-major pourrait les rassurer. Les Russes subissent autant de pertes humaines qu’ils en infligent. Les routes sont bordées de dizaines d’épaves de leurs chars abandonnés par leurs équipages après avoir reçu un coup au but ou sauté sur une mine (russe).
Dans le domaine nouveau des drones de combat lanceurs de missiles, les matériels ukrainiens payés par une généreuse aide occidentale maîtrisent les airs, malgré une forte présence russe. Quant à ce que l’on sait du moral des militaires russes, recrutés à la hâte et sans formation suffisante, pleurant dans leurs téléphones portables au su de tout le voisinage, il n’est guère rassurant.
La Russie posséde évidement un puissant arsenal nucléaire, y compris dans le nucléaire de proximité. Il en est de même des autres armes de destruction massive, notamment bactériologiques. Mais dans un champ de bataille aussi réduit que l’est l’Europe du nord, il suffit d’un simple retournement de vent pour que la destruction massive soit aussi celle de l’envoyeur.
Inutile d’ajouter que la puissante flotte russe de la Mer Noire, au train actuel, face aux drones navals ukrainiens, il n’en restera bientôt plus grand chose.
On dira que le grand allié chinois est prêt à voler au secours de la Russie. Mais vu les distances géographiques, cela ne se fera pas très vite.
Ceci dit, si les Européens continuent à compter sur les Etats-Unis pour assurer leur défense, ils seront vite dans l’état actuel de déliquescence de la Russie. Il faut donc qu’ils ne renoncent pas à leurs industries militaires, quitte à ne pas utiliser cet armement. C’est ce que fait la France avec son programme Rafale.
