15/02/2024 Découverte d’un nouveau viröide réplicateur

Bien que ceci soit parfois encore discuté, la majorité des virologues considèrent
les virus comme non-vivants car ils ne remplissent pas tous les critères du vivant. En effet, ils sont acellulaires, ne peuvent ni se reproduire, ni métaboliser sans infecter une cellule hôte.

Considérant cependant la complexité biologique des virus et leur capacité à infecter sans cesse des cellules vivantes , beaucoup de biologistes estiment que les virus sont vivants. On parle de « formes de vie élémentaires ». La preuve en est que si l’on découvrait sur la Lune ou Mars des virus analogues à ceux qui existent sur la Terre, on annoncerait tout de suite que ces planètes sont porteuses de vie. Il s’agirait d’une annonce de portée considérable.

En dessous des virus dans l’échelle de la complexité se trouvent les viroïdes. Un viroïde est une particule virale simple, composée d’un seul ARN circulaire sans capside, qu’on différencie des virus acapsidés car sa séquence n’encode aucune protéine. Il appartient cependant aux virus car il se fait répliquer en infectant une cellule hôte, tout en ayant des effets pathogènes comparables à ceux des virus encodant des protéines.

Plus petites que les virus (environ 50 nm de long), ces particules ont été découvertes en 1971 par le spécialiste américain des maladies végétales Theodor Otto Diener en recherchant l’agent causal de la maladie des tubercules fusiformes de la pomme de terre. La preuve de leur nature infectieuse n’a été obtenue qu’en 1972, lorsque des infections expérimentales purent être réalisées. Wikipedia

Or récemment Andrew Fire, prix Nobel 2006 en physiologie-médecin, vient de découvrir à Stanford dans un intestin humain un nouvel agent viroïde réplicateur, bien plus simple qu’un virus. Cet agent a été baptisé « obelisk ». Il s’agit en fait d’une catégorie tout à fait nouvelle. Il n’est pas protégé comme le virus Covid 19 par une enveloppe protéinique. Il s’agit seulement d’un simple cercle constitué d’ARN, si petit qu’il n’ a été découvert que dans les années 1970.

Il diffère cependant du fait que son ARN code (commande la reproduction)d’une protéine jusqu’ici inconnue. Son découvreur l’a nomme « oblin ». La séquence d’ARN est en forme de baguette (rod-like ) plutôt que circulaire. Le viroide a été découvert dans des bouches humaines, mais il semble répandu ailleurs.

Qui plus est, il a été montré récemment que le viroide se reproduisait par l’intermédiaire de la bactérie Streptococcus sanguinis. Celle-ci se trouve aussi dans des bouches humaines. Si elle passe de la bouche dans le sang, elle peut provoquer des inflammations du cœur ou endocardites. De nouvelles études seront entreprises d’urgence pour apprécier le caractère pathogène du viroide, et s’en garder si nécessaire.

Voir https://theconversation.com/a-new-virus-like-entity-has-just-been-discovered-obelisks-explained-222296

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