25/01/2024 Capituler devant une machine en pleine décrépitude

C’est ce qu’une nouvelle fois, et de leur plein gré, les Européens se préparent à faire à l’occasion des prochaines élections présidentielles américaines. Celles-ci verront s’affronter deux candidats indignes à des titres différents de gouverner la première économie du monde.

Aujourd’hui Trump, l’ancien homme d’affaires paraît plébiscité alors qu’à la Maison Blanche il avait multiplié les décisions malheureuses, tant au plan économique que diplomatique et militaire.

Loin d’empêcher son retour, les procès auxquels il doit faire face ont au contraire accentué un réflexe quasiment maffieux, au bénéfice de celui qu’une publicité de campagne présente, comme un don de Dieu ».( God Made Donald Trump).

Cet aveuglement condamne à l’échec la candidature de l’ancienne gouverneure de Caroline du Sud, Nikki Haley, en dépit d’un parcours exemplaire. L’occasion de voir une femme Présidente des Etats-Unis sera remise à plus tard. Sur ce plan l’Amérique n’aura rien à envier à la Russie et à la Chine.

En face Joe Biden, le présumé futur candidat démocrate, ridiculisera s’il est élu les Etats-Unis. Il aura 82 ans en fin de mandature. Aujourd’hui il multiplie les confusions mentales. Ainsi il vient de confondre lors d’un meeting de campagne son adversaire républicaine avec l’ancienne speaker (présidente) démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

Par ailleurs Joe Biden n’a pas réussi à convaincre les électeurs que l’économie s’améliorait malgré des chiffres favorables, de nombreux Américains souffrant toujours des coûts élevés de l’alimentation et du logement.

Autres difficultés pour le candidat démocrate : l’immigration et le casse-tête de la frontière mexicaine, le soutien à la guerre d’Israël contre le Hamas qui divise son parti ou encore le Congrès qui bloque sa demande de fonds supplémentaires pour l’Ukraine.

Le refus de Joe Biden de mentionner les multiples affaires judiciaires de Donald Trump, pour ne pas donner l’impression d’influencer le système judiciaire, l’a aussi privé de l’une de ses principales armes contre le républicain.

Mais la principale faille de Joe Biden reste probablement son âge. Ses quelques chutes et maladresses de langage sont scrutées à la loupe.

Le lobby militaro-industriel en proie aux conflits d’intérêts.

Face aux contradictions et conflits d’intérêt du pouvoir politique américain, les bons esprits européens se rassurent en disant que c’est en fait le Lobby militaro industriel américain qui dirige le monde occidental, et que ce lobby sait ce qu’il veut.

Ce n’est manifestement pas le cas, comme le montre un document qui vient d’être présenté par le Pentagone. Il s’agit du document NDIS (“la” NDIS, ou ‘National Defense Industrial Strategy’) proposant une stratégie pour l’établissement d’une base industrielle de défense aux USA. Un chercheur du groupe d’analyse et de réflexion EMP, ancien officier des forces armées et planificateur au Pentagone, David T. Pyne, dit qu’« il est peu probable qu’elle fonctionne correctement ». Cela signifie, selon ce jugement pondéré, qu’il est probable qu’elle ne fonctionnera jamais

Il n’ y a qu’une chose que Washington sache bien faire à cet égard, empêcher les alliés occidentaux d’avoir des stratégies propres, et fabriquer ses armements en conséquence.

Voir  2022 National Defense Strategy (NDS) https://www.businessdefense.gov/NDIS.html

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