13/01/2024 Les Kinzhaïl fâcheuses surprises du Pentagone

Il y a eu une troisième attaque russe massive le 8 janvier (après le 29 décembre et le 2 janvier) contre des objectifs industriels et militaires majeurs de l’Ukraine. On peut considérer ces trois attaques comme faisant partie d’un plan politique et stratégique cohérent des Russes, ayant plusieurs objectifs en complément des objectifs opérationnels.

Ces attaques ont pour particularité d’employer comme arme centrale le missile hypersonique Kinzhal’, dont plus d’une centaine ont été utilisés à cette occasion. On observera d’abord avec quelle vitesse et en quelle quantité les Russes ont produit ce missile. Il n’avait fait de sorties qu’en quelques exemplaires et était resté quasiment inaperçu du renseignement militaire américain.

Au printemps 2018 dès l’apparition de l’hypersonique en mars 2018 à la suite du discours de Vladimir Poutine, le général Michael Hayden, alors chef de la NSA, avait eu cette réponse:

«Nous n’avons aucune défense contre l’emploi d’une telle arme contre nous, aussi notre riposte ne pourrait être que l’emploi de notre force de dissuasion, c’est-à-dire la triade de nos capacités stratégiques nucléaires au plus haut niveau.»

On rappellera que l’essentiel de la défense aérienne ukrainienne est constitué du système de défense Patriot réinstallé dans un nouvel ensemble complexe (postes de commandement, de communication, radars de détection et de guidage, un certain nombre de batteries par système elles-mêmes équipées d’un certain nombre de missiles) Ainsi sont articulées toutes les défenses aériennes sous contrôle américaine, en Europe contre la Russie et en Asie contre la Chine.

Peut-on en conclure que la guerre était entrée dans l’ère de l’hypersonique sans que Washington s’en soit rendu compte ? A quoi bon alors disposer de systèmes de renseignements qui font l’admiration du monde libre

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