James Hansen est le climatologue de la NASA qui eut la témérité d’affirmer devant une commission du Sénat des Etats-Unis en 1988 qu’il était quasiment certain que la tendance au réchauffement des températures globales observé depuis quelques années n’avait pas une cause naturelle mais était du à l’augmentation dans l’atmosphère du taux de CO2 du aux activités humaines L’effet de serre est là et bien là, avait-il conclu dans l’incompréhension générale
Michael Mann est aussi un climatologue respecté. Il est directeur du Center for Science, Sustainability & the Media de l’Université de Pennsylvanie. Il a contribué à l’étude du réchauffement des températures observé depuis mille ans. Il a introduit le terme de hookey stick, crosse de hockey, pour illustrer le fait que ce réchauffement avait brutalement augmenté depuis le développement des activités liées à la révolution industrielle.
Dans un article au New York Times souvent cité, il avait reconnu qu’il n’avait pas de preuve indiscutable des causes de l’effet de serre, mais que celui-ci était désormais un fait indiscutable.
Le 2 novembre 2023, dans un nouvel article publié par le journal Oxford Open Climate Change Global warming in the pipeline https://academic.oup.com/oocc/article/3/1/kgad008/7335889, James Hansen et ses collègues confirmèrent que les modèles prédictifs utilisés par l’IPCC (International Panel on Climate Chang) étaient trop optimistes. Ces modèles sous- estimaient le fait qu’il existait depuis bien plus longtemps des facteurs inhérents à l’atmosphère terrestre et aux milieux océaniques qui laissaient prévoir un réchauffement élevé plus proche que celui retenu par l’IPCC.
Leur étude est longue et extrêmement détaillée. Elle prend en compte les températures de la Terre depuis 66 millions d’années, telles qu’elles peuvent être déduites de nombreuses traces géologiques et fossiles. Elle inclut l’analyse d’une époque où le niveau de CO2 était la moitié de celui constaté aujourd’hui, et où la Terre était une véritable « boule de glace » ou frozen ball of ice. L’étude identifie les perturbations naturelles telles que les oscillations de la Terre sur son orbite et l’évolution des taches solaires pouvant expliquer ces phénomènes.
Ceci étant, pour les auteurs de l’étude, le réchauffement observé ou prévu actuellement est bien plus intense et rapide que ceux s’étant produit depuis 66 millions d’années.
Le changement climatique se caractérise par un retard dans les effets et des conséquences amplifiées. Il en résulte une difficulté à renverser les tendances une fois qu’elles se sont manifestées. Les travaux récents ont montré que le climat terrestre était très sensible, bien plus que le pensaient les experts de l’IPCC. Ceci se traduit par le fait qu’une grande quantité de changements climatiques est en attente et se produira nécessairement dans un avenir plus ou moins éloigné.
Des mesures importantes sont donc dès maintenant nécessaires pour réduire le réchauffement futur, et diminuer ses conséquences indésirables pour l’humanité et la nature. Mais que seraient ces mesures, que seraient leurs coûts et leurs conséquences ?
Hansen et d’autres de ses collègues avaient récemment observé que des mesures destinées à diminuer la pollution atmosphérique avaient l’effet contraire à celui désiré . Ainsi en est-il du géo-engineering.
Cette procédure consistant à pulvériser dans la haute atmosphère du dioxide de soufre destiné à renvoyer vers l’extérieur une partie de la chaleur solaire coûterait des trillions de dollars et auraient des effets désastreux sur les systèmes respiratoires des animaux terrestres.
On notera que la question de la lutte contre le réchauffement climatique n’a pratiquement pas été évoquée lors du dernier COP Summit des Nations Unies à Dubai en décembre 2023
Wikipedia
James Edward Hansen (born March 29, 1941) is an American adjunct professor directing the Program on Climate Science, Awareness and Solutions of the Earth …
Michael Evan Mann is an American climatologist and geophysicist. He is the director of the Center for Science, Sustainability & the Media at the University of Pennsylvania.
Pour en savoir plus voir https://cleantechnica.com/2023/07/20/we-are-damned-fools-james-hansen/
