Pour 2023 la production de gaz carbonique (CO2) du fait d’une utilisation plus élevée que jamais des combustible fossiles (charbon, gaz et pétrole) a battu tous ses records. Elle a atteint le niveau record de 36,8 gigatones ou milliards de tonnes. Ce chiffre est fourni par le Global Carbon Budget Report
Malgré les appels urgents en faveur de la réduction de la production mondiale de Co2, celle-ci continue à croître. En conséquence le réchauffement climatique et plus précisément la température de la Terre continue à s’élever. L’objectif visant à ne pas dépasser une hausse annuelle de 1,5° paraît plus que jamais impossible à atteindre.
On notera que ce sont l’Inde et la Chine, les Etats les plus peuplés du monde, qui sont responsables de ce dépassement. Au contraire, l’Union européenne et les Etats-Unis tiennent leurs engagements.
Le rapport précité rappelle qu’outre la combustion des carburants fossiles, la déforestation mondiale joue un rôle malheureusement encore trop ignoré dans le réchauffement. Selon Greenpeace, l’équivalent d’un terrain de football de forêts disparaît toutes les deux secondes. Il s’agit du résultat de la déforestation qui sévit partout dans le monde. Bien que les forêts naturelles soient essentielles pour le climat, pour la biodiversité et pour les populations humaines, elles sont rasées et brûlées pour être converties en terres le plus souvent agricoles ou en plantations d’arbres pour le commerce du bois.
Référence
- Articles
- Volume 15, issue 12
- ESSD, 15, 5301–5369, 2023
https://doi.org/10.5194/essd-15-5301-2023
© Author(s) 2023. This work is distributed under
the Creative Commons Attribution 4.0 License.05 Dec 2023
Global Carbon Budget 2023
Abstract
Accurate assessment of anthropogenic carbon dioxide (CO2) emissions and their redistribution among the atmosphere, ocean, and terrestrial biosphere in a changing climate is critical to better understand the global carbon cycle, support the development of climate policies, and project future climate change. Here we describe and synthesize data sets and methodology to quantify the five major components of the global carbon budget and their uncertainties. Fossil CO2 emissions (EFOS) are based on energy statistics and cement production data, while emissions from land-use change (ELUC), mainly deforestation, are based on land-use and land-use change data and bookkeeping models. Atmospheric CO2 concentration is measured directly, and its growth rate (GATM) is computed from the annual changes in concentration. The ocean CO2 sink (SOCEAN) is estimated with global ocean biogeochemistry models and observation-based fCO2 products. The terrestrial CO2 sink (SLAND) is estimated with dynamic global vegetation models. Additional lines of evidence on land and ocean sinks are provided by atmospheric inversions, atmospheric oxygen measurements, and Earth system models. The resulting carbon budget imbalance (BIM), the difference between the estimated total emissions and the estimated changes in the atmosphere, ocean, and terrestrial biosphere, is a measure of imperfect data and incomplete understanding of the contemporary carbon cycle. All uncertainties are reported as ±
