Le ministère français de l’Intérieur et des Outre-mer vient de publier un document intitulé
Mieux maîtriser les flux migratoires au niveau européen et international
Dans ce texte, il propose de:
- Poursuivre le renforcement des contrôles aux frontières extérieures de l’Union européenne (UE)
- Œuvrer dans le sens d’une plus grande solidarité
- Agir sur les flux au niveau européen et sur la scène internationale
Ces actions s’imposent. Ce n’est pas le lieu ici d’écrire le contraire. Encore faudra-t-il que l’Europe (Union européenne ? Tous Etats européens sans distinction ?) se donnent les moyens budgétaire et matériels pour les mener à bien.
– Ainsi, le renforcement des frontières au niveau européen ne pourra pas se limiter à (nous citons )Finaliser la transformation de Frontex en agence européenne des garde-frontières et des garde-côtes. La nouvelle agence doit se saisir immédiatement de ses compétences dans l’évaluation de la solidité des dispositifs des Etats membres de contrôles aux frontières. Elle doit pouvoir disposer, dès les prochains mois, d’une réserve opérationnelle de 1 500 hommes disponible à tout moment ; au total, les effectifs de l’agence devront progressivement augmenter, conformément à l’engagement du Président de la République, pour atteindre à terme 5 000 hommes.
5.000 hommes pour surveiller des milliers de miles de frontières maritimes et 14.000 km de frontières terrestres dont beaucoup sont alpines n’aura guère d’effets. Les migrants, officiels et clandestins, passeront toujours, surtout avec l’aide de milliers de passeurs criminels. Il faudrait des frontières analogues à celles dont s’était dotée l’ex URSS, avec les effectifs d’un quart de l’Armée Rouge, pour espérer y réussir.
– De même « Agir dans le sens d’une grande solidarité » ne pourra pas se traduire par, entre autres, poursuivre les efforts d’installation en Europe des millions de migrants qui décideraient d’y rester. D’ores et déjà, les maires des villes françaises estiment impossible d’augmenter les effectifs des migrants installés dans les banlieues. Dans les communes rurales, l’accueil d’éventuels migrants se fera à coups de fusil, compte tenu du manque d’emploi dont souffrent les autochtones.
– Enfin « Agir sur les flux au niveau européen et sur la scène internationale » supposera notamment d’agir pour augmenter les perspectives d’emploi dans les pays d’origine. Cela fera rire les futurs candidats à l’immigration. Ils ne visent pas à travailler dans leurs pays d’origine, ce qu’ils pourraient faire pour la plupart, mais travailler, ou plutôt chômer en Europe, en bénéficiant des politiques d’assurances sociales qui leur seront offertes.
Les pouvoirs publics européens devraient en fait prendre en compte deux réalités qu’ils ne veulent pas voir.
Pour l’Etat Islamique et autres Daesh, encourager les migrations en Europe de ressortissants des pays africains et moyen-orientaux constitue déjà et constituera de plus en plus un moyen d’introduire des militants islamistes armés échappant à tous les contrôles.
Plus généralement les prévisions en matière de natalité en Afrique montrent que d’ici la fin du siècle l’Afrique sera, compte tenu de son taux de natalité, inévitablement peuplée de 2 milliards d’habitant au lieu du 1,2 milliard actuel. De même, en matière de réchauffement climatique, l’Afrique sera soumise à des flux de désertification comme à des inondations de grande ampleur qui la rendront en grande partie invivable pour sa population autochtone.
Dans ces conditions, que devraient proposer, dès maintenant ou pour le long terme, les pays européens ? A ce jour, nous n’avons pas de réponse
