Tous les Etats utilisent la désinformation pour soutenir leurs politiques de guerre psychologique. Les Etats-Unis ne manquent pas de puissants moyens pour ce faire. Au siècle de l’Internet, des services tels que la CIA et la NSA (National Security Agency) ont recruté des milliers d’agents humains, appuyés par des agents informatiques hors pairs, pour espionner le monde entier. Mais les Etats-Unis ne se bornent pas à espionner, ils « influencent » les décideurs comme les médias et les opinions publiques en vue d’obtenir les décisions les plus favorables à leurs intérêt.
Parmi ces « influenceurs » se trouve l’un des plus pernicieux mais des plus mal connus, le Centre d’engagement global (Global Engagement Center ) dépendant du State Department. Celui-ci se présente ainsi ;
« En sa qualité de centre du gouvernement des États-Unis dédié à la lutte contre la désinformation et la propagande étrangères, le Centre d’engagement global (GEC) au département d’État est mandaté pour exposer et contrer les menaces issues d’agents mal intentionnés qui utilisent ces tactiques ».
Parmi ces « agents mal intentionnés » se trouve bien évidemment la Russie. « Dans ce domaine, la Russie demeure une menace majeure. Le département d’Etat collabore avec des partenaires interinstitutionnels et mondiaux pour relever ce défi, le GEC assurant un rôle essentiel pour coordonner ces efforts et contribuer à diriger une réponse mondiale ».
A cet égard le Rapport spécial du GEC daté d’août 2020 Les piliers de l’écosystème de désinformation et de propagande de la Russie vient d’être porté à la connaissance du public. On peut en lire les soixante pages à l’adresse suivante
Une grande partie du rapport consiste à dénoncer les sites dit « proxy » de la Russie. Ce terme désigne un fondé de pouvoir, agissant par procuration (et sans doute rémunéré en conséquence). Il s’agit de
Strategic Culture Foundation
New Eastern Outlook,
Global Research,
News Front
SouthFront
Geopolitica.ru
Katehon
Mais que faire ? Le rapport précise qu’ il existe une opposition à cet écosystème de désinformation et de propagande que la Russie continue de cultiver. Une communauté de lutte contre la désinformation en plein essor, qui comprend des gouvernements, des organisations de la société civile, les milieux universitaires, la presse, le secteur privé et des citoyens du monde entier qui refusent de tolérer ces tactiques est en train de riposter. Ainsi, le département d’État des États-Unis a élaboré ce rapport à titre de contribution à ces efforts conjoints.
Ajoutons que ces sites éditoriaux ne se bornent pas à tenter d’imposer – à supposer qu’ils le fassent – le point de vue de la Russie. Ils comportent des milliers d’articles sur le monde émanant d’auteurs que la presse mainstream américaine se refuse à publier et qui pourtant apportent un regard essentiel.
