Il y a des milliards de planètes dans l’espace visible. Une soixantaine d’entre elles ont été découvertes ces deux dernières années par le télescope spatial James Webb, qui avait été conçu à cette fin. Beaucoup de ces planètes ne sont pas habitables par la vie telle que nous la connaissons ; trop proches ou trop loin de leur soleil, ou dépourvues d’atmosphères oxygénées. Mais il est statistiquement impossible qu’aucune d’entre elles ne comporte ou ne comportera de vies plus ou moins développées, qu’il s’agisse de simples germes microbiens ou d’êtres encore plus complexes que les êtres humains.
Comme on pouvait s’y attendre les hypothèses scientifiques (theories selon le vocabulaire anglais) sur les origines de la vie (OoL pour Origins of Life) sont nombreuses et diverses. Ainsi un premier colloque interdisciplinaire sur les origines de la vie 1st Interdisciplinary Origin of Life meeting, s’est tenu les 3 -5 août à Montréal (Canada) . Il a réuni les contributions de scientifiques provenant de 5 pays. L’objectif est d’encourager les travaux de jeunes chercheurs sur ce thème .
Voir le programme référencé http://Creativecommons.org/licenses/by-nc/4.0/
La liste est longue des hypothèses individuelles comme des recherches théoriques et expérimentales sur ce thème. Beaucoup sont déjà anciennes et ont du mal à évoluer. Aujourd’hui il semble cependant que de nouvelles synthèses interdisciplinaires soient en cours. Des approche différentes entre disciplines et théories semblent devoir esquisser des vue plus cohérentes, qui encouragera de nouvelles recherches. Les approches bottom up (qu’est ce que la Vie ?) et top-down (ARN world vs. metabolism-first) devraient pouvoir se concilier.
Aujourd’hui, des consensus sont apparus. À ce jour, les plus anciennes traces de vie sur Terre remonteraient à 3,8 milliards d’années, comme semblent l’indiquer des restes fossilisés retrouvés dans des roches sédimentaires. La vie était alors exclusivement aquatique et le restera pendant près de 3,4 milliards d’années Par ailleurs les origines de la vie semble résulter de nombreux processus et non dater d’un événement unique, car la complexité des premières cellules n’aurait pas pu apparaître instantanément.
En fait la vie a du résulter de longues séries de processus abiotiques (non vitaux) et non d’un événement unique. Ces processus impliquaient plusieurs sources d’énergie et de matière disponibles sur Terre, carbone, hydrogène, azote, phosphore et soufre dites CHNOPS générant des protométabolismes, de la compartimentalisation et de la reproduction.
Certains chercheurs ont envisagé d ‘autres formes de vie différentes de celles connues sur le Terre, non basées sur des cellules ou sur les matières représentées sous lesigle CNOPS. Rien à priori n’est impossible, Encore faudrait-il démontrer expérimentalement l’existence possible de telles formes de vie différentes.
Aujurd’hui, la première priorité pour les sciences de la vie devrait être de reproduire artificiellement un processus vital compatible avec l’une ou l’autre des formes de vie dont on a pu observer la présence sur la planète Terre. Elles n’y sont pas encore arrivé à ce jour, ce dont se réjouissent les représentants des différentes religions pour qui la vie ne saurait être créée sans l’intervention d’une divinité telle qu’ils se la représentent.
Aujourd’hui certains chercheurs en Intelligence artificielle ne désespèrent pas de pouvoir mettre au point une ou plusieurs formes de vie artificielle. Mais celle-ci ne pourra être nommé Vie que lorsqu’elle montrera qu’elle est capable de se reproduire, non pas immédiatement peut-être avec eux, mais avec une souris ou plus simplement une bactérie.
