La recherche de la présence de vie sur d’autres planètes constitue le principal objectif des missions spatiales déjà conduites ou envisagées. Mais comment procéder à cette recherche, surtout s’il s’agit d’une flore microbienne ou virale nécessitant des analyses de laboratoires que des rovers tels que l’actuel Perseverence ne sont pas équipés pour faire ?
La Nasa, associée à l’Esa pour le compte des Européens, a étudié un projet dit Mars Sample Return (MSR) mission. Il s’agira de rapporter pour étude sur terre en 2033 500 gr de sol et de rocher martiens prélevés dans des emplacements jugés les plus favorables à contenir des traces d’une vie passée ou actuelle. Une telle mission sera complexe et coûteuse, du fait de la nécessité d’assurer le trajet de retour, qui durerait près de 2 mois, avec plusieurs engins agissant de manière synchronisée, tant sur Mars que dans l’espace et sur terre.
Voir l’animation https://mars.nasa.gov/msr/multimedia/videos/?v=523
Cependant les difficultés budgétaires actuelles de la Nasa ne lui ont pasencore permis d’entreprendre ce projet. Mais un certain nombre de scientifiques ne regrettent pas ce retard. Ils estiment que les précautions nécessaires pour éviter de contaminer la Terre avec des micro-organismes inconnus n’ont pas été prises. Le souvenir de la récente pandémie de Covid 19, qui a tué des millions de malades à la suite d’une fuite survenue dans un laboratoire chinois, ne doit pas être oublié.
Un comité dit International Committee Againt Mars Samples Return (voir https://www.icamsr.org/) vient d’être mis en place pour prévenir le risque de voir un agent pathogène martien s’échapper au retour de la mission et mettre en danger tout l’écosystème terrestre. D’une façon générale, les experts consultés à ce jour constatent que les précautions les plus élémentaires n’avaient pas été envisagées, par exemple le risque de mutation d’un germe martien.
Restera par ailleurs à convaincre le gouvernement chinois, qui met en place sa propre mission, de participer à ces précautions.
