16/11/2023 Incendies de forêts et santé publique

En Amérique du nord, Etats-Unis et Canada, les conséquences catastrophiques des incendies de forêt pour la santé publique ne cessent de croître.

Les incendies seront les premier effets du réchauffement climatique en cours. Il s’agira en premier lieu des incendies de forêts. D’une superficie totale d’un peu plus de 4 milliards d’hectares, les forêts du monde couvrent actuellement le tiers de la surface terrestre mondiale, d’après les derniers chiffres de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) . En Amérique du Nord les forêts occupent environ 40% du territoire.

De toutes les substances polluantes contenues dans la fumée des feux de forêt, ce sont les particules fines (PM2,5) qui posent le plus grand risque pour la santé humaine. Le terme PM2,5 renvoie à toutes les particules qui mesurent 2,5 millionièmes de mètre (µm ou microns) ou moins de diamètre.

Les forêts sont par nature extrêmement combustibles. Il suffit d’une légère diminution de leur irrigation, ou d’une légère augmentation de leur ensoleillement, pour qu’elles se dessèchent et meurent, laissant place à des savanes sans intérêt économique et le plus souvent à des terres désertiques analogues à celles du Sahara, dont on sait qu’il fut un temps couvert de forêts prospères.

Or les incendies de forêts, en dehors de leur coûts écologique, ont un coût humain dont on commence à se rendre compte au Canada et aux Etats-Unis. Ils provoquent notamment des concentrations de ce que l’on nomme des particules fines. De toutes les substances polluantes contenues dans la fumée des feux de forêt, ce sont les particules fines (PM2,5) qui posent le plus grand risque pour la santé humaine. Le terme PM2,5 renvoie à toutes les particules qui mesurent 2,5 millionièmes de mètre (µm ou microns) ou moins de diamètre.

Les particules fines, comme toutes particules, sont constituées d’un mélange de différents composés chimiques. Elles sont émises principalement lors des phénomènes de combustion ou formées par réactions chimiques à partir de gaz précurseurs présents dans l’atmosphère. Aux concentrations auxquelles sont exposées la plupart des populations urbaines et rurales des pays développés et en développement, ces particules ont des effets nuisibles sur la santé. L’exposition chronique contribue à augmenter le risque de contracter des maladies cardiovasculaires et respiratoires, ainsi que des cancers pulmonaires.

Les effets sur la santé sont dépendants de la taille des particules. Les particules fines, inférieures à 2.5 µm, touchent à long terme la santé cardiovasculaire. Les particules PM2.5 issues des feux de forets altèrent aussi  la santé neurologique (performances cognitives) et la santé périnatale. Inhalées, elles peuvent pénétrer dans le sang et avoir des effets nuisibles sur tous les organes.

Enfin les fumées résultant des feux de forêts ne restent pas sur place. En Amérique du Nord, emportées par divers phénomènes, dont les vents, elles peuvent parcourir des milliers de kilomètres avant de redescendre. Elles auraient affecté les ¾ des Etats fédérés.

Référence

  • Article
  • Published: 20 September 2023
  • The contribution of wildfire to PM2.5 trends in the USA
  • Nature 
  • volume622,  pages 761–766 (2023)
  • Abstract
  • Steady improvements in ambient air quality in the USA over the past several decades, in part a result of public policy1,2, have led to public health benefits1,2,3,4. However, recent trends in ambient concentrations of particulate matter with diameters less than 2.5 μm (PM2.5), a pollutant regulated under the Clean Air Act1, have stagnated or begun to reverse throughout much of the USA5. Here we use a combination of ground- and satellite-based air pollution data from 2000 to 2022 to quantify the contribution of wildfire smoke to these PM2.5 trends. We find that since at least 2016, wildfire smoke has influenced trends in average annual PM2.5 concentrations in nearly three-quarters of states in the contiguous USA, eroding about 25% of previous multi-decadal progress in reducing PM2.5 concentrations on average in those states, equivalent to 4 years of air quality progress, and more than 50% in many western states. Smoke influence on trends in the number of days with extreme PM2.5 concentrations is detectable by 2011, but the influence can be detected primarily in western and mid-western states. Wildfire-driven increases in ambient PM2.5 concentrations are unregulated under current air pollution law6 and, in the absence of further interventions, we show that the contribution of wildfire to regional and national air quality trends is likely to grow as the climate continues to warm.

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