16/11/2023 Commander directement son ordinateur à partir d’implants cérébraux dits BCI (brain computer Interface)

Ce pourrait être le rêve de tous ceux qui passent des heures sur le clavier de leur ordinateur pour corriger leurs fautes de frappe avant d’obtenir un texte convenable pour être mis en ligne ou en mémoire. Les manipulations sont si contraignantes qu’ils finissent par oublier momentanément ce qu’ils voulaient écrire.

Le 2 février 2023, Business Insider a rapporté les avancées de l’entreprise Neuralink, fondée par Elon Musk, dans le développement de puces cérébrales, ou BCI, capables de transformer la manière dont nos cerveaux interagissent avec les ordinateurs. Les  BCI pourraient permettre aux humains de contrôler les machines et systèmes informatiques par leur pensée, révolutionnant ainsi notre interaction avec la technologie.

Mais les BCI se révèlent avoir sur le cerveau et le comportent de ceux chez qui elles sont implantées des conséquences inattendues. Elles ont la capacité de changer les personnalités et les comportement des porteurs. Les chercheurs de Neuralink ont ainsi mis en évidence la capacité des BCI  à influencer les modes de pensée et les réponses émotionnelles de ceux-ci. Cette découverte ouvre la voie à des applications potentielles dans le traitement des troubles mentaux, mais soulève également des inquiétudes.

Les effets secondaires des implants cérébraux connectés ont été examinés à la lumière de tests sur des sujets humains volontaires. Certains participants aux tests ont signalé des changements de personnalité et de comportement qui les ont surpris. Si les BCI de Neuralink peuvent potentiellement améliorer la qualité de vie des individus en traitant des affections telles que la dépression ou l’anxiété, ils pourraient également remettre en question leur personnalité profonde et finalement notre conception de l’identité humaine.

Ceci d’autant plus que l’on en sait encore très peu sur les fonctionnalités des neurones dans les aires cérébrales

Les BCI pourraient-elles être utilisés à des fins de manipulation mentale ou de contrôle de la pensée ? Les inquiétudes concernant la protection de la vie privée et la sécurité des données sont également légitimes, car la collecte d’informations directement depuis le cerveau suscite des préoccupations quant à son utilisation criminelle.

Ceci dit, ces questions devront être encore plus souvent évoquées à propos des futurs projets d’ « homme artificiel ».

On pourra lire à ce sujet l’ouvrage récent de Jean-Pierre Changeux, intitulé « L’homme artificiel » https://www.odilejacob.fr/catalogue/sciences/neurosciences/homme-artificiel_9782738120014.php

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