13/11/2023. L’erreur de parcours d’Emmanuel Macron

En France, où la République se veut aussi ouverte que possible à tous les mouvements politiques démocratique, qu’ils soient dans la majorité ou l’opposition, l’absence du Président de cette même République à la manifestation contre l’antisémitisme du 12 novembre a provoqué l’incompréhension.

Ceci d’autant plus que la majorité comme une partie de l’opposition, pour une fois unis, avaient appelé à manifester et que  dans un domaine aussi sensible, les images comptent plus que les discours. Voir à Paris en tête du cortège Yaël Braun-Pivet et Gérard Larcher, qui président respectivement l’Assemblée Nationale et le Sénat, ne pouvait que dramatiquement souligner l’absence d’Emmanuel Macron.

Les proches du pouvoir avaient expliqué que la présence de celui-ci aurait paru cautionner la guerre que mène actuellement Israêl contre le Hamas dans la bande de Gaza et à Gaza même, guerre dont le nombre des victimes ne cesse d’augmenter. Mais Emmanuel Macron aurait pu expliquer publiquement qu’il condamnait les agressions antisémites que subit de plus en plus en France la population juive sans approuver pour autant la politique d’Israël à ses frontières.

On peut craindre que l’absence du Président de la République à la marche contre l’antisémitisme encourage de plus en plus de nouveaux actes antisémites dans certains banlieues françaises. Les explications embarrassées d’Emmanuel Macron, données pour justifier son absence, n’ont convaincu personne, à supposer qu’elles aient été écoutées.

Il y a plus grave. L’absence d’Emmanuel Macron a dès maintenant été présentée par les agents du Hamas menant une guerre psychologique en Europe comme la preuve du fait que le Président de la République voulait se désolidariser d’Israël dans l’offensive que mène actuellement ce dernier à Gaza, sans oser le dire ouvertement.

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