12/10/2023 L’Amérique repart pour la Lune.

Le premier volet de la mission Artemis vient d’être lancé en direction de la Lune. Cette première partie se caractérise par un vol inhabité. La capsule Orion, dont une grande partie est fournie par l’Agence spatiale européenne, va se mettre en orbite autour de la Lune et revenir sur Terre. Le but est de vérifier que la nouvelle fusée de la Nasa (SLS) et la capsule fonctionnent correctement.

Dans quelques années, lors de la deuxième partie (Artemis II), des humains embarqueront dans la capsule mais ne se poseront pas à la surface de la Lune. L’alunissage aura lieu lors de la troisième partie (Artemis III). Cela n’est pas prévu avant 2025, selon les prévisions les plus optimistes. Les échéances de 2026 voire 2028 sont déjà évoquées.

Le but de la mission Artemis n’est pas seulement d’aller sur la Lune, de faire des observations et des prélèvements de roches, mais de s’installer durablement autour du satellite (avec une petite station orbitale) et d’y implanter une base.

Cette relance de l’exploration lunaire n’est qu’une étape dans le programme des vols habités de la Nasa, qui vise la planète Mars. A terme, la Lune pourrait devenir un premier arrêt, une station-service, pour les longues traversées.

La dernière fois qu’un être humain a foulé le sol lunaire remonte à 1972, lors de la mission Apollo 17.

Le programme de vols habités de la Nasa a connu un brusque coup d’accélérateur sous la présidence de Donald Trump. En 2017, celui-ci  a signé une directive demandant à l’agence spatiale américaine d’accentuer ses efforts sur les missions habitées vers l’espace lointain.

En 2019, son vice-président Mike Pence annonce que les Etats-Unis vont déployer « tous les moyens nécessaires«  pour renvoyer des astronautes sur la Lune d’ici 2024. Cette nouvelle échéance est aussitôt jugée ambitieuse : la précédente visait 2028. « Nous sommes aujourd’hui dans une course à l’espace comme nous l’étions dans les années 1960 », a précisé Mike Pence pour justifier cet empressement.

La Chine l’a bien compris. Il est probable qu’après celle de la Nasa, la station lunaire suivante sera chinoise.

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