La start-up franco-allemande The Exploration Company vient d’obtenir après deux ans d’existence à peine, un contrat d’envergure. Elle a en effet été choisi par Axiom, la première station spatiale commerciale, pour réaliser une mission de transport de fret en 2027.Pour ce faire, elle exploitera « Nyx », le vaisseau spatial qu’elle développe actuellement.
Ce ne sera pas suffisant. Les perspectives de croissance sur le marché spatial sont considérables avec son ouverture aux entreprises privées. Les projets de stations spatiales devraient être une dizaine et les innovations technologiques laissent entrevoir de nombreuses applications. Transports de marchandises, tourisme, agriculture… le marché spatial qui pèse aujourd’hui 400 milliards de dollars pourrait plus doubler d’ici 2024 à près de 1000 milliards de dollars, selon des projections de Morgan Stanley.
The Exploration Company basée à Mérignac et à Munich avait déjà accompli un beau parcours . Deux ans après sa création, elle emploie 100 employés et a levé 70 millions d’euros. « Nous sommes la start-up spatiale qui croît le plus vite », affirmait sa fondatrice et présidente Hélène Huby sur BFM business, le 12 septembre.
« D’abord, nous sommes plus recommandable que SpaceX en termes de protection de l’environnement », selon Hélène Huby » Nous sommes le premier au monde à utiliser de la propulsion verte beaucoup moins toxique que l’hydrazine utilisée par l’ensemble des acteurs du spatial ».
Un autre avantage compétitif de la start-up est sa compatibilité avec une grande diversité de lanceurs. « On est lanceur agnostique, c’est-à-dire que l’on peut tirer avec Ariane, avec les lanceurs américains, indiens, etc »,
Pour transformer l’essai, l’entreprise devra toutefois franchir un premier « check point » à l’horizon 2025. Elle va devoir montrer qu’elle sait livrer en temps et sur le plan technique le premier fret qui lui a été commandé
C’est cette même année que le module de l’entreprise texane Axiom Space viendra se greffer sur la station spatiale internationale (ISS), pour prendre à terme le relais de cette dernière, vouée à être désorbitée et désagrégée en 2031.
Aussi il faut aller bien plus loin notamment en France , à un moment où par exemple l’Inde vient de réussir à poser près du pôle sud de la Lune la station Chandrayaan-3/
Il y a longtemps que l’Europe aurait du avoir sur la Lune une station nommée Europa
