Une station hydrométrique (en abrégé hydromet) est un dispositif mis en place sur un cours d’eau ou un réservoir d’eau permettant d’en évaluer le débit en continu et d’enregistrer les valeurs obtenues, à la hausse comme à la baisse.
Avec le réchauffement climatique, on prévoit que le nombre des inondations catastrophiques, entraînant des centaines ou milliers de victime, et détruisant entièrement des quartiers urbains fragiles, se multiplieront. Ainsi le nombre de personnes tuées dans les inondations qui ont dévasté Derna, dans le nord-est de la Libye, pourrait atteindre 20 000, selon le maire de la ville.
Depuis 1970, le nombre des désastres climatiques aurait été multiplié par 5, avec des dommages de toutes sortes multipliés par 70. Les inondations, les vagues de chaleur et les tornades devraient devenir plus intenses et durables (voir https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg1)
Le continent africain, après le Bangladesh, sera le plus affecté. Rappelons qu’en mars 2010 , le Cyclone Idai avait touché le sud-est de l’Afrique avec des vents de plus de 129 nœuds nautiques , entraînant 1.500 morts et 2.000 blessés graves. Par contraste, l’ouragan Ida qui avait balayé l’est des Etats-Unis en août 2021 n’avait provoque que 100 décès. Pourquoi de telles différences ? Elles tiennent pour l’essentiel au niveau de préparation des pays et des populations concernées.
Dans l’avenir, elles tiendront aussi au nombre et aux équipements des stations hydromets qui auront été mises en place. A cet égard l’Afrique sera bien moins équipée que l’Europe et les Etats-Unis. Même si des stations ont été prévues, elles manqueront gravement de personnels qualifiés.
Ainsi l’Europe et les Etats-Unis disposent globalement de 536 stations radar météorologiques, alors que l’Afrique n’en a que 27. De plus celles-ci sont mal équipées et ne donnent pas de données suffisamment fiables. Il faudra dans l’avenir les aider à se connecter à des satellites météorologiques qui sont devenus encore plus indispensables que les radars de proximité.
Il faudra aussi recruter et rémunérer convenablement les personnels capables d’utiliser les données ainsi recueillies. Et de les traduire dans les multiples dialectes permettant de communiquer avec les populations à risques
