Il semble admis que quelques soient les tensions entre les pays détenteurs de l’arme nucléaire, aucun d’entre eux ne fera appel à celle-ci en cas de conflit, compte tenu du fait que le nucléaire, même appauvri, aurait un effet destructeur autant sur l’envoyeur que sur la cible. Il en serait de même des armes bactériologiques. Comment éviter que les microbes aient la gentillesse de ne pas venir infecter en retour ceux qui les auraient utilisés pour provoquer des épidémies chez leurs ennemis.
Le même bon sens n’est pas partagé quand il s’agit des armements classiques. L’actuelle guerre en Ukraine montre bien qu’aucune prudence n’empêche les industriels de l’armement de mettre au point puis de vendre des matériels qui, au delà des morts, provoquent des blessures destructrices. C’est le cas des simples balles de fusils qui il y a peu encore se contentaient d’entrer dans une jambe pour le plus souvent en ressortir et qui aujourd’hui sont conçues pour arracher la jambe toute entière laissant le blessé inguérissable.
Les citoyens américains qui loin de tout cela regardent le guerre en Ukraine sur leurs écrans de télévision peuvent supposer qu’en cas de guerre avec la Russie les hommes engagés dans l’armée américaine ne seraient pas dans un premier temps impliqués directement dans cette guerre. Ils resteraient dans leurs bases le temps nécessaire pour se préparer à intervenir.
Ce seraient les pays européens membres de l’Otan qui fourniraient les effectifs de combattants requis . Ce serait d’ailleurs sur leur sol, et non en Russie, que se livreraient les premiers engagements. Quant aux chars d’assaut, dont il est fait actuellement un si large usage, ils sont surnommés des cercueils à chenilles.
Il est curieux de penser que les parents de jeunes étudiants européens venant de réussir un difficile concours et qui l’ admirent ne voient pas en lui, en cas de guerre avec la Russie,
Un horrible mélange d’os et de chair meurtris, et traînés dans la fange, des lambeaux pleins de sang, et des membres affreux que des chiens dévorants se disputaient entre eux.
Jean Racine
