31/08/2023 Madame Scott-Morton, ne vous faites pas plus naïve que vous ne l’êtes.

Autrement dit ne faites pas semblant d’ignorer le contre-espionnage américain dont les intérêts européens sont en permanence les victimes.

Mme Scott-Morton est en colère. Un mois et demi après sa nomination au poste d’économiste en chef de la Commission européenne, suivie de son éviction, malgré le soutien indéfectible de la commissaire en charge de la Concurrence, Margrethe Vestager et alors que des voix qualifiaient sa candidature de «cheval de Troie» dans l’Union Européenne pour les intérêts de Washington et des Géants du Web ( Amazon, Anthropic, Google, Inflection, Meta, Microsoft et OpenAI ) l ’économiste américaine exprime sa colère vis-à-vis des autorités qui se sont prononcées contre son arrivée.

La France est tout particulièrement visée, Paris étant à la tête des voix opposées à sa nomination. «Je ne m’attendais pas à être embauchée et licenciée en un rien de temps. Ce n’est pas ainsi que mon monde fonctionne», s’indigne-t-elle, dans un entretien au Telegraph publié lundi.

La France a découvert progressivement la façon dont ses intérêts politiques, diplomatiques et économiques étaient espionnés en permanence dans la société de l’information et plus particulièrement Internet. Internet a été mis en place et reste contrôlé par des agents gouvernementaux américains  Aucun échange au sein des entreprises et administrations françaises, émanant de celles ou à destination de correspondants extérieurs ne peut éviter d’être mémorisé et le cas échéant analysé dans un premier temps par des agents informatique dits intelligents, puis si besoin était par des décideurs humains.

Mme Scott-Morton pouvait-elle ignorer que dans ces cyberguerres de l’information, elle aurait été un canal favori permettant aux services publics et aux entreprises américaines d’intervenir directement au sein des administrations européennes. L’Europe manque-t-elle à ce point de compétence qu’elle doive appel aux Etats-Unis.

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