28/08/2023 L’Amérique est-elle en guerre avec elle-même ?

C’est ce que pense Dimitry Medvedev, qui est actuellement vice-président du Conseil de sécurité de la Russie “De plus, à mon avis, ce conflit est irréconciliable à certains égards. De tels conflits intérieurs se terminent souvent par une guerre civile” a-t-il ajouté.

L’éphémère prédécesseur de Vladimir Poutine, toujours très écouté à Moscou, faisait allusion au fait que Trump s’était rendu en Géorgie, au tribunal du Comté de Fulton, pour se voir notifier son inculpation et être arrêté pendant quelques minutes pour les procédures judiciaires, dont l’établissement d’une photo d’identité judiciaire, sous l’indicatif “détenu P01135809”.

https://www.rt.com/russia/581899-us-in-conflict-with-itself/réélection

 Pour de nombreux partisans de Trump, il s’agit d’un moment d’insulte gratuite à l’égard d’un président désormais poursuivi dans quatre États différents à la veille d’une élection où il est le principal candidat républicain. Pour les plus extrêmes, cela sera présenté comme une quasi-déclaration de guerre, preuve que l’establishment utilisera tous les moyens pour empêcher une  réélection de Trump.

On pourrait répondre à Medvedev qu’il vaut mieux vivre dans une démocratie telle que l’américaine, aussi imparfaite soit-elle, que dans un régime, la Russie, où les opposants disparaissent dans des prisons à vie, sinon dans des attentats aux causes jamais élucidées.

Il est vrai cependant qu’aux Etats-Unis les oppositions entre démocrates et républicains deviennent de plus en plus violentes à quatre mois des futures élections présidentielles. Il y a désormais un monde entre la vie politique telle qu’elle se déroule dans les capitales des grands Etats fédérés et les lointaines provinces rurales. Les manifestations urbaines éclatent de plus en plus dans un climat quasi-insurrectionnel dont l’assaut du Capitole par des partisans de Trump en janvier 2021 avait servi de modèle.

Mais un facteur d’aggravation insuffisamment souligné tient au fait que l’Etat Islamique, en passe d’être éliminé du Moyen-Orient, a plusieurs fois prévenu par la voix de ses chefs qu’ils s’appuiera sur les « jeunes des banlieues » récemment islamisés et sans perspectives économiques pour poursuivre la charia en Occident.

L’avertissement vaut pour l’Europe, mais aussi pour l’Amérique dans son ensemble.

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