Significativement, les auteurs du coup d’Etat, menés par le Gal Abdouramane Tchiani ancien commandant de la garde présidentielle, font l’objet de tous les égards américains.
La vitesse avec laquelle le Département d’Etat a nommé comme ambassadrice à Niamey une certaine Kathleen FitzGibbon https://www.state.gov/arrival-of-ambassador-kathleen-fitzgibbon-to-niger/ connue par ses bonnes relations avec les services spéciaux américains opérant dans cette partie de l’Afrique, donne le ton.
De même, le très officiel Washington Post a noté que les deux armées avaient étroitement coopéré dans la dernière décennie. Concernant l’ex-président nigérien et sa famille, la diplomatie américaine se borne à demander leur libération et n’envisage pas leur réinstallation.
De fait, la diplomatie américaine s’intéresse tout autant à établir de bonnes relations avec la junte qu’avec l’Economic Community of West African States (ECOWAS) opposée en principe au coup d’Etat
Dans un interview réalisé par le New York Times, Ali Lamine Zeine, le nouveau Premier Ministre désigné du Niger, a répété que le premier souci du gouvernement était d’établir de bonnes relations avec les Etats-Unis. Il en est de même a-t-il affirmé, de la majorité de l’ECOWAS. Effectivement, une mission de conciliation de l’ECOWAS à Niamey, menée par le General Abdulsalami Abubakar qui avait comme promis de rétablir l’autorité civile au Nigéria, exprima de l’optimisme concernant la crise actuelle au Niger. Mais à cette fin l’ECOWAS ne ferait pas appel à la force, seulement à la diplomatie.
La mort « accidentelle » le 24 aout de tout l’Etat-Major de la force Wagner et de Prigogine lui-même qui ambitionnaient d’établir une implantation russe solide au Niger laisse au contraire le champ libre aux intérêts américains qui ont décidé d’éliminer l’influence française du Niger
