16/08/2023. Sur le Covid, pourquoi ce silence persistant?

La mise à jour bi-mensuelle du rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la pandémie mondiale de COVID-19 révèle qu’au cours des quatre dernières semaines, le nombre d’infections a augmenté de 80 pour cent et qu’ont été signalé 1,5 million de nouveaux cas de COVID-19.

La plupart de ces cas proviennent de la Corée du Sud, qui constitue une exception, non pas en ce qui concerne l’intensité de la pandémie mais par le sérieux de la collecte et de la communication de statistiques à ce sujet. L’OMS met en garde: «Actuellement, les cas signalés ne représentent pas exactement les taux d’infection en raison de la réduction des tests et de la notification à l’échelle mondiale. Le nombre cumulé de cas signalés à l’OMS approche les 770 millions.

Par ailleurs le nombre de décès approche les sept millions. Toutefois, si l’on tient compte des décès non signalés dans les pays dont le système d’information sanitaire est insuffisant, l’estimation acceptée atteint le chiffre de 24,6 millions de décès, soit 3,5 fois plus que les chiffres officiels.

La version EG.5 du virus, surnommée Eris par certains scientifiques, est actuellement la plus scrutée car elle pourrait être porteuse du rebond. Les rassemblements estivaux et la baisse d’immunité peuvent aussi jouer, selon certains experts.

Ce sous-variant Eris de la famille Omicron, membre du lignage XBB, semble plus transmissible que d’autres en circulation – probablement sous l’effet de nouvelles mutations génétiques -, et peut-être plus capable d’échapper aux défenses immunitaires.

« On l’a identifié en Inde, mais aussi dans d’autres pays d’Asie, en Amérique du Nord, en Europe, où il tend à supplanter les précédentes souches dominantes », selon Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santé globale de l’université de Genève.

À ce stade, les preuves disponibles ne suggèrent pas que l’EG.5 présente des risques supplémentaires pour la santé publique par rapport aux autres lignées descendantes d’Omicron en circulation. Mais le risque demeure qu’un variant plus dangereux émerge et provoque une hausse soudaine des cas et des décès »,

Concernant l’émergence de ce dernier variant, EG5 (responsable de 17 pour cent de tous les cas dans le monde), et d’autres souches fortement mutées, Tedros Adhanom Ghebreyesus , responsable de l’OMS, a mis en garde: «Le risque d’émergence d’un variant plus dangereux qui pourrait provoquer une augmentation soudaine du nombre de cas et de décès demeure… Aujourd’hui, sur les conseils du comité de surveillance, je publie des recommandations permanentes à l’intention des pays dans sept domaines majeurs. Ces recommandations renforcent les conseils que l’OMS a donnés aux pays dans son plan stratégique de préparation et de riposte au COVID-19 publié en mai.

Ces recommandations comprennent le suivi et le dépistage du COVID-19 dans la population, la mise en œuvre de mesures visant à réduire le risque de transmission, la collaboration avec les agences nationales de santé publique pour suivre les nouvelles souches, l’établissement de rapports sur l’efficacité des vaccins et la réalisation de recherches essentielles pour comprendre les causes et le traitement des syndromes post-viraux. En outre, j’ai demandé que soient communiquées les tendances en matière de taux d’infection, de gravité de la maladie et de décès »

Situation aux États-Unis

Pour s’assurer que les citoyens oublient le COVID, l’administration Biden et le Congrès ont systématiquement mis fin à toutes les dépenses publiques consacrées au dépistage et à la vaccination, ce qui signifie qu’une personne devra dépenser en moyenne 11 dollars pour chaque test rapide à domicile du COVID-19 et débourser entre 110 et 130 dollars pour les derniers vaccins contre le COVID, même si cette personne est sans emploi et est à peine capable de subsister sur le plan économique.

Selon les données sur les eaux usées de Biobot Analytics, https://biobot.io/ qui est devenue la principale source de suivi du COVID, la vague qui a commencé à la mi-juin s’est poursuivie dans tout le pays, avec une augmentation massive des nouveaux cas au cours de la deuxième moitié du mois de juillet.

Dans tout le pays, les niveaux de SARS-CoV-2 dans les eaux usées ont été multipliés par 2,5 par rapport à leur niveau le plus bas en juin. Plus récemment, les hospitalisations et les admissions dans les unités de soins intensifs ont augmenté, confirmant les données relatives aux concentrations détectées dans les eaux usées. Des résultats similaires en provenance d’Italie et du Royaume-Uni confirment les dangers de l’inaction face au SRAS-CoV-2.

Un rapport publié dans Fortune révèle que dans tout le pays, l’absentéisme des élèves a augmenté à un rythme record. Nombre de ces élèves invoquent la maladie, la détresse économique et un environnement scolaire hostile, conséquence du manque de personnel dans les écoles, ainsi qu’un sentiment général d’anxiété et de dépression au sein de la communauté, qui fait que les écoles semblent moins accueillantes.

Outre la crise sociale qui frappe les écoles en raison du sous-financement chronique et des bas salaires des enseignants et du personnel auxiliaire, l’impact de l’infection et de la réinfection sur le bien-être des jeunes est un élément négatif majeur. Dans une étude du Lancet publiée en juillet, les chercheurs ont constaté que les déficits cognitifs consécutifs à l’infection par le SRAS-CoV-2 étaient détectables près de deux ans plus tard dans un sous-ensemble de personnes étudiées.

Parmi les enfants et les adolescents atteints de COVID longue durée, des troubles graves du sommeil, de la fatigue extrême à l’effort, des difficultés à se souvenir, de l’incapacité à trouver les mots justes ou à travailler avec les chiffres et les nombres étaient fréquents. Ils se sont également plaints de bourdonnements d’oreilles persistants, d’étourderie, de douleurs thoraciques et de douleurs articulaires.

Une récente étude de population menée en Australie auprès de personnes fortement vaccinées a révélé qu’une personne interrogée sur cinq déclarait des symptômes de COVID longue durée trois mois après une infection confirmée du variant Omicron. Une autre étude réalisée par des chercheurs de l’Institut national de la santé (NIH) indique que le syndrome de tachycardie orthostatique posturale (POTS), qui se traduit par une accélération du rythme cardiaque, des vertiges, une faiblesse et des troubles cognitifs en position assise ou debout, peut apparaître six à huit mois après une infection au COVID-19.

L’annonce de la fin de la pandémie était motivée par des décisions politiques basées uniquement sur les intérêts économiques . Non seulement la pandémie de COVID se poursuit à un rythme dangereux, faisant planer la perspective d’un virus évoluant de manière à échapper à tous les vaccins et traitements disponibles mais elle engendre également une invalidité chronique de masse à laquelle les agences de santé publique et l’ensemble de l’appareil politique tournent le dos. C’est le cas notamment en ce qui ce que l’on nomme le Covid Long

Pour en savoir plus sur le Covid Long, voir LE TEMPS

http://Cell.com/current-biology/fulltext/S0960-9822(23)00534-1?

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