Cette idée peut surprendre, mais elle est la conséquence de l’expansion de l’univers depuis le Big Bang. Celle-ci signifie que la lumière provenant des anciens évènements cosmiques doit parcourir des distances de plus en plus longues pour atteindre la Terre, et par conséquent qu’elle prend plus de temps .
Par conséquent les anciens évènements cosmiques paraissent prendre plus de temps pour s’écouler que s’ils survenaient aujourd’hui. Mais pour un témoin vivant à ces époques, le temps aurait paru s’écouler normalement.
Depuis 1990 les astrophysiciens avaient constaté cette modification du temps en observant l’explosion de supernovas éloignées, les plus anciennes datant de la moitié de l’âge de l’univers. Elles paraissaient évoluer à 60% de la vitesse actuelle.
Aujourd’hui les cosmologistes Geraint Lewis et Brendon Brewer annoncent dans Nature (références ci-dessous) avoir observé 190 quasars situés au centre d’un certain nombre de galaxies anciennes. Ils ont constaté que les quasars les plus anciens semblaient vivre cinq fois plus lentement que les quasars actuels.
Source
Detection of the cosmological time dilation of high-redshift quasars
Nature Astronomy (2023)
Abstract
A fundamental prediction of relativistic cosmologies is that, owing to the expansion of space, observations of the distant cosmos should be time dilated and appear to run slower than events in the local universe. While observations of cosmological supernovae unambiguously show the expected redshift-dependent time dilation, this has not been the case for other distant sources. Here we present the identification of cosmic time dilation in a sample of 190 quasars monitored for over two decades in multiple wavebands by assessing various hypotheses through Bayesian analysis. This detection counters previous claims that observed quasar variability lacked the expected redshift-dependent time dilation. Hence, as well as dismissing the claim that the apparent lack of the redshift dependence of quasar variability represents a substantial challenge to the standard cosmological model, this analysis further indicates that the properties of quasars are consistent with them being truly cosmologically distant sources.
