31/07/2023 La Russie craint elle l’Otan ou des forces spéciales russes hostiles basées sur sa frontière avec l’Otan

On peut s’étonner de voir la Russie combattre avec une telle énergie l’entrée éventuelle de l’Ukraine dans l’Otan. Certes en ce cas une Ukraine sous influence américaine pourrait comme d’autres pays de l’Otan se voir imposer par Washington des bases de missiles éventuellement dotées d’ogives nucléaires « tactiques » susceptibles de frapper la Russie jusqu ‘à Moscou, mais ceci n’aurait rien de nouveau.

Début avril 2022, la Russie avait de son côté commencé à former les militaires bélarusses à l’utilisation d’armes nucléaires « tactiques ». Précédemment Vladimir Poutine avait indiqué par le passé que dix avions avaient déjà été équipés au Bélarus pour l’utilisation de telles armes et qu’un entrepôt spécial serait terminé d’ici au 1er juillet. Plus généralement, l’appel au nucléaire serait susceptible de déclencher une guerre mondiale dont la Russie serait la première victime.

Ce que craint la Russie est la guerre de l’ombre. Des « forces spéciales » constituées de militaires ukrainiens opérant dans un relatif anonymat en Ukraine même ont déjà été mises en place par l’armée ukrainienne comme le montrent de petits documentaires obligeamment fournies par l’état-major ukrainien ou la CIA. Elles mènent diverses actions de renseignement et de contre offensives dans la suite de la force de police spéciale ukrainienne Berkut.

Berkut fut l’un des atouts utilisés par le gouvernement prorusse précédant pour réprimer le soulèvement. Aujourd’hui l’Ukraine s’appuie sur les forces Spetsnaz pour diverses activités telles que la collecte de renseignements, la lutte contre la fraude et le crime organisé, la réponse au terrorisme, la cyber-guerre ainsi que la répressions des manifestations de masse.  Elles font parties de l’armée ukrainienne. Le commandement des forces spéciales compte plus de 4 000 agents spetsnaz, tous soldats professionnels 

Or ce qui inquiète actuellement l’état-major russe est que dans les forces armées russes elles-mêmes sont apparues des cellules contestataires de plus en plus virulentes. Elles reprochent notamment à Vladimir Poutine soit de ne pas mener la guerre anti-occidentale avec suffisamment d’énergie, soit au contraire de conduire en Ukraine des opérations de plus en plus meurtrières se révélant inutiles.

Il est évident que si ces cellules trouvaient un appui minimum clandestin transfrontalier chez certains membres de l’Otan, telles la Pologne ou la Hongrie, elles pourraient inquiéter Moscou.

Il s’agit sans doute de la principale raison pour laquelle Vladimir Poutine a lancé une « opération militaire spéciale en Ukraine » et ne renoncera pas au terrain acquis.

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