Le terme de sauver le monde est excessif, encore que lors de la récente pandémie due au Covid 19, les « vaccins à ARN messager » ont sauvé des dizaines de millions de personne. 1)
Le 19 mai 2023, Moderna a annoncé que 16 malades âgés de plus d’un an atteint d’une maladie grave dite propionic acidemia ont vu leur état amélioré à la suite d’un traitement à base d’ARN messager injecté dans leur sang sous la protection d’une globule de graisse. L’ARN messager a fusionné avec des cellules du foie des malades qui l’ont utilisé pour fabriquer des enzymes (protéines) manquantes à la suite de l’infection
https://www.clinicaltrialsarena.com/news/moderna-interim-data-mrna-therapy
Cette information devrait avoir un certain retentissement dans le monde médical. Aujourd’hui la plupart des médicaments (drugs) sont de petites molécules bon marché qui diffusent dans le sang à partir du système gastro-intestinal puis dans les cellules à travers leurs membranes.
L’inconvénient de leur petite taille est qu’elles s’attachent souvent à des sites sans rapport avec le traitement. Elles peuvent y avoir des effets négatifs. Ce n’est pas le cas des grandes molécules mais celles-ci sont plus coûteuses à fabriquer et souvent refusent de diffuser dans le sang.
Les réultats des tests de Moderna référencés ci-dessus n’ont pas convaincu l’ensemble de la profession médicale mais selon Anna Blakney de l’Université de la Colombie britannique, l’enjeu est tel qu’ils doivent être poursuivis
Note
source Vaccinationq Info-service.Fr
Sur les vaccins contre le Covid, rappelons que les « vaccins à ARN messager », comme ceux de BioNTech-Pfizer, Moderna ou CureVac, consistent à injecter dans l’organisme non pas le virus mais des molécules d’« ARN messager », fabriqué en laboratoire. Cet ARN, encapsulé dans des particules de lipides, sans adjuvant chimique, ordonne aux cellules au niveau du site d’injection (principalement les cellules musculaires et les cellules du système immunitaire) de fabriquer une protéine spécifique du virus responsable de la COVID, ce qui activera une réponse immunitaire. Il est ensuite rapidement éliminé. L’ARN messager ne pénètre jamais dans le noyau de la cellule et n’a aucune action sur le génome.
Les vaccins développés par AstraZeneca et par Janssen reposent quant à eux sur un « vecteur viral non réplicatif » : un virus inoffensif qui ne peut se reproduire dans les cellules est utilisé pour transporter le matériel génétique du coronavirus, fabriquant la protéine qui enclenchera une réponse immunitaire.
Les « vaccins à virus inactivé », les plus couramment utilisés, reposent sur une injection du virus entier ou d’une partie de virus préalablement rendu inoffensif afin de déclencher une réponse immunitaire en cas d’infection : il contient des nanoparticules de glycoprotéines Spike . Il contient également un « adjuvant » une substance qui aide à renforcer les réponses immunitaires au vaccin. Il ne contient pas de virus.
Le vaccin développé par Novavax est basé sur une technologie différente. Il s’agit d’un vaccin à protéine recombinante qui utilise la protéine Spike du SARS-CoV-2 associée à un adjuvant, substance qui aide à renforcer les réponses immunitaires au vaccin. Cet adjuvant est composé de saponine (extraite de l’arbre Quillaja saponaria ou « bois de Panama »), de cholestérol et de phospholipides. C’est une technologie comparable à celle utilisée pour les vaccins contre l’hépatite B et la coqueluche.
