Depuis quelques mois, des rapports américains préviennent du fait que ce qui avait été nommé l’ US shale revolution, la révolution du gaz de schiste ne pourra plus dans la quinzaine d’années prochaines soutenir la croissance comme cela avait été le cas dans les quinze dernières années.
Voir du Wall Street Journal “US Shale Boom Shows Signs of Peaking as Big Oil Well Disappear” ou Bloomberg. https://www.latestly.com/socially/business/the-specter-of-peak-oil-that-haunted-global-energy-markets-during-the-first-decade-of-the-latest-tweet-by-bloomberg-4922112.html
En fait, on peut penser que le peak oil surviendra plus tôt, dans deux à cinq ans. Mais il est surprenant de constater combien ces avertissements impactent peu le débat public. Jusqu’à présent l’opinion la plus répandue était qu’aux rythmes actuels de forage, les réserves pourraient durer au moins un siècle. Comme manifestement ce ne pourra pas être le cas, on se demande sur quoi comptent les investisseurs américains pour maintenir un taux suffisant d’activité dans l’économie, ceci afin en priorité d’éviter des crises sociales.
Dans l’immédiat, ils comptent sur les 25 milliards minimum annuels d’aide américaine à l’Ukraine pour faire fonctionner à plein régime les industries militaires américaines. Plus généralement le budget militaire américain, qui est approximativement de 615 milliards de dollars, aura son rôle pour maintenir l’activité aux Etats-Unis eux-mêmes comme dans les Etats satellites.
Mais si les intérêts pétroliers américains n’étaient pas si puissants, Washington devrait sans attendre investir comme le fait la France à Cadarache dans la fusion nucléaire. Si tout ce passait bien en ce domaine, le pétrole de schiste américain perdrait plus vite que l’on ne croit tout intérêt.
