En février 2023, des astronomes ont annoncé que parmi les galaxies les plus éloignées observées par le Telescope spatial James Webb (JWST), il s’en trouvaient six qui apparaissaient plus brillantes et par conséquent plus étendues et plus anciennes que celles qu’ils pensaient trouver. L’une de celle-ci, estimée s’être formée 700 millions d’années après le Big Bang, contenait plus de 100 milliards d’étoiles, à peu près autant que la Voie Lactée n’en avait accumulé en 12 milliards d’années. Ceci n’avait pas de sens.
Faut-il remettre en cause les scénarios actuels intéressant l’évolution de l’Univers. Il ne s’était pas écoulé suffisamment de temps depuis les origines pour que tant de matière se forme et se transforme en étoiles. Le modèle standard de la cosmologie, initialisé par la théorie de la relativité générale d’Einstein, devait-il être repensé ?
Déjà avec l’introduction de la matière noire et de l’énergie noire, celle-ci responsable de l’accélération de la vitesse d’expansion de l’univers, le modèle standard avait du être adapté. Avec le concept de Cold Dark Matter ou CDM, la matière noire froide (ou CDM, de l’anglais Cold dark matter) serait une forme de matière noire hypothétique dont les particules se déplacent lentement par rapport à la vitesse de la lumière (d’où le qualificatif de froide) qui interagit faiblement avec la matière ordinaire et le rayonnement électromagnétique (noire).
Mais les six galaxies qui venaient d’être découvertes auraient du former beaucoup plus d’étoiles si elles avaient respecté le modèle standard, même adapté . Pour résoudre les contradictions actuelles, il va falloir poursuivre les observations du Télescope James Webb et simultanément affiner les modèles théoriques concernant la formation de l’univers. Ainsi va la science.
Voir https://www.syfy.com/syfy-wire/jwst-spies-hulking-galaxies-near-the-dawn-of-the-universe
