Il s’agit de l’information de première importance donnée sur internet par l’ancien diplomate indien M. K. BHADRAKUMAR le 26 juin 2923.
On en trouve une traduction en français sous le titre Comment le FSB a doublé la CIA et un commentaire sur le site DeDefensa de notre ami Philippe Grasset auquel nous nous référons souvent
https://www.dedefensa.org/article/mk-mene-lenquete-sur-prigojine
Les éléments à retenir sont ce qui suit
Dans l’affaire Prigojine, le Kremlin a adopté une stratégie très réfléchie. D’après les informations disponibles à ce jour, elle comporte les cinq éléments clés suivants :
1. La priorité absolue est d’éviter l’effusion de sang afin que la vie continue et que l’attention portée à la guerre en Ukraine, qui est à un point critique, n’en pâtisse pas ;
2. Dans l’immédiat, faire en sorte que les quelques combattants renégats de Wagner et Prigojine quittent Rostov-sur-le-Don et retournent dans leurs camps à Lougansk ;
3. Séparer cliniquement Prigojine du reste du groupe Wagner (en fait, aucun commandant ou officier de Wagner n’a rejoint sa révolte) ;
4. Offrir l’immunité à l’ensemble du groupe Wagner, – à l’exception des participants au coup d’État, bien entendu, – et faciliter leur intégration formelle au sein du ministère de la défense. En d’autres termes, la logique qui sous-tend la création du groupe Wagner par le ministère de la défense (et une agence de sécurité interne top secrète dont le nom n’a pas été révélé) reste valable. Il ne s’agira plus d’une force quasi-étatique mais elle aura un domicile et un nom et sera dirigée par des commandants militaires professionnels désignés au lieu de chasseurs de fortune en roue libre comme Prigojine).
5. Faire partir Prigojine pour la Biélorussie, ce qui n’a pas été difficile une fois qu’il a compris qu’il devait demander la clémence de nul autre que Poutine (qui a accepté que l’oligarque se rende en toute sécurité en Biélorussie).
