10/06/2023 Des modèles réduits de trous noirs dans un espace-temps de laboratoire

Il paraît osé de simuler en laboratoire l’espace-temps et les trous noirs réels, alors qu’il s’agit de concepts encore très théoriques. Mais comment faire autrement en cosmologie où les supposées réalités sont encore très évanescentes .

En France, le physicien Germain Rousseaux propose à l’Institut Pprime de Poitiers un exemple de trou noir qui « avale », non des ondes lumineuses, mais des ondes d’eau. Il existe actuellement une douzaine de modèles analogues.

D’autres cherchent à modéliser l’apparition de l’espace- temps lui-même, c’est-à-dire de l’univers. L’intérêt de ces modèles est qu’ils peuvent conduire à remettre en cause des hypothèses bien établies, comme la constance de la vitesse de la lumière dans le vide.

Aujourd’hui la matière ordinaire censée composer la totalité de la matière de l’univers semble devoir être complétée par une matière dite noire.. La matière noire n’interagit pas, ou extrêmement peu, avec la matière « ordinaire », ni avec les ondes lumineuse, ce qui rend sa détection très difficile. Sa présence n’est détectée que par son influence gravitationnelle, non négligeable et importante dans divers modèles cosmologiques et astrophysiques.

Quant à l’expansion de l’univers, qui normalement aurait du décroître avec le temps, elle semble s’accélérer sous l’effet d’une cause encore mystérieuse dite énergie noire

Là encore la modélisation en laboratoire est indispensable pour orienter les observations ou comprendre leurs résultats.

Référence

Scattering of Co-Current Surface Waves on an Analogue Black Hole https://germain-rousseaux.cnrs.fr/wp-content/uploads/2020/05/PRL2020.pdf

Laisser un commentaire