Selon le Wall Street Journal (WSJ), la Chine et Cuba se seraient mis d’accord pour que Pékin installe à la Havane une station d’observation radio et satellitaire, autrement dit d’espionnage, pour un prix de quelques milliards de dollars. Celle-ci mettrait sous surveillance chinoise une grande partie des installations navales militaires américaines sur la côte Est des Etats-Unis.
Cette information a été rapidement démentie par Cuba mais aussi par les porte-paroles américains de l’US National Security Council John Kirby et du Pentagone le Air Force Brig. Gen. Patrick Ryder.
Ces dénégations peuvent-elles être prises au sérieux ? Certains pensent qu’aux Etats-Unis les défenseurs d’une ligne dure avec la Chine veulent contrarier tout rapprochement et toute Nouvelle Détente (New Détente) avec un pays en passe de remplacer la Russie dans le rôle enviable d’ennemi stratégique.
Dans la perspective des prochaines élections présidentielles américaines notamment, il est important de donner aux représentants du Parti Démocrate, traditionnellement ouverts à de bonnes relations avec la Chine, tant sur le plan commercial que diplomatique, des raisons pour adopter une ligne plus dure.
Faut-il rappeler que le Complexe militaro industriel américain a bénéficié, sous la forme de contats d’armements avec le Département de la Défense, d’un budget pour l’année fiscale 2020 d’environ 730 milliards de dollars. La perspective d’hostilités avec la Chine sera la bienvenue pour la suite, notamment à Wall-Street.
