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L'espace économique sino-européen

Un premier train était arrivé le 12 mai au port d'Anvers via la route de la soie ferroviaire mise en place pour relier la Chine à la Métropole. "Nous travaillons depuis longtemps à ce projet de liaison directe et c'est donc une étape importante de notre relation commerciale avec la Chine", a déclaré le directeur financier du port d'Anvers.

Cette liaison fait partie de la "Belt and Road Initiative" (BRI ou Nouvelle route de la soie), une stratégie chinoise visant à créer de nouvelles routes commerciales reliant l'Asie à l'Europe.

Le train avait quitté la ville portuaire chinoise de Tangshan le 26 avril. Il a ensuite traversé le Kazakhstan, la Russie, la Biélorussie, la Pologne et l'Allemagne avant de rallier la ville flamande. Au total, il aura parcouru une distance de 11.000 kilomètres en 16 jours.

La Chine est le quatrième plus important pays partenaire pour Anvers avec un trafic annuel de près de 14 millions de tonnes de fret. Les autorités locales chinoises ont l'intention de réaliser un à deux trajets par mois à destination d'Anvers. La cité portuaire de Tangshan va dans cette optique renforcer sa collaboration avec la Métropole flamande.

Autres pays

La Belgique n'est pas la seule intéressée. D'autres liaisons joignent depuis mai 2018 la ville chinoise de Chengdu au Vienna South Freight Center à Vienne en Autriche. Mais elle n'est pas la seule. Selon l'agence de presse chinoise Xinhua, 5.611 trains de fret ont circulé entre l'Europe à la Chine dans les 11 premiers mois de 2018. Ce nombre s'est accru de 72% par rapport à 2017. Il devrait atteindre 6.000 au total pour l'année 2018

Ces trains ont relié 56 villes chinoises avec 49 villes de 15 Etats européens. Cet exemple sera bientôt suivi par d'autres villes du nord de l'Europe, y compris du nord de la France.

Certains verront dans ces chiffres la preuve d'un progressif envahissement de l'Europe par les exportations chinoises. Mais ce serait une erreur. Même si nous n'avons pas de chiffres précis à citer de source européenne, les trains venus de Chine reviennent selon la Chine avec d'importantes cargaisons de produits industriels et agricoles provenant d'Europe.

Les optimistes diront que se met en place discrètement ainsi un véritable espace économique commun sino-européen. Il intéressera dans un premier temps la Chine du Sud, mais comme la BRI relie désormais aussi avec l'Europe la riche Chine du nord-est, ce concept deviendra une réalité. En bonne logique, les échanges ne se feront plus en dollars, mais dans une monnaie commune ad hoc en cours d'étude actuellement.

La France devra s'intéresser plus directement qu'elle ne le fait actuellement à sa participation au sein de l'espace économique sino-européen.

Source

http://www.xinhuanet.com/english/2018-12/13/c_137672351_3.htm

Note au 15/12
On nous écrit
Les premières liaisons ferroviaires régulières datent d'une dizaine d'années, entre la chine et la Pologne, et étaient à l'initiative de Hewlet Packard, qui ramenait en Pologne des composants d'ordinateur et d'imprimante.
Aujourd'hui, on peut transporter des containers entre la Chine et l'Europe, on gagne un mois sur le temps de transport, mais le cout est de 18000 euros contre 7 à 800 € en bateau.
Pour mémoire, aujourd'hui, nous payons 800 € le voyage de Ningbo à Fos sur mer, et 1000 € le transport du container de Fos à Grenoble.
Le fer n'intéresse donc que les produits pressés. 
 

14/12/2018


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