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Hassan Rohani, président de la République islamique d'Iran

Hassan Rohani se fait remarquer aujourd'hui par sa volonté de rétablir entre l'Iran et l'Occident des relations « normales ».En ce sens, il est devenu un partenaire de la France dans l'objectif commun de rétablir la paix au Moyen-Orient.

Mais il se heurte, en Iran même à une opposition radicale recherchant une guerre avec cet Occident. Il est donc utile de lui assurer un soutien français.

Depuis plusieurs mois Emmanuel Macron avait décidé de prendre des contacts directs avec Hassan Rohani. Il avait été seul à le faire, y compris au sein de l'Union Européenne où, sous la pression de Donald Trump, l'Iran est décrite comme un ennemi absolu. Il conviendrait de la détruire au plus vite par différentes formes d'offensives militaire – chose, qu'Allah en soit remercié, Trump ne s'est pas encore résolu à faire. Il sait très bien qu'attaquer l'Iran serait considéré à Moscou comme une attaque directe contre la Russie, entraînant des réponses pouvant conduire à un début de guerre mondiale.

Quant au gouvernement français, il a toujours refusé de se plier aux injonctions américaines visant à lui interdire tous contacts avec Téhéran, compte tenu des nombreuses opportunités économiques et diplomatiques que présente pour la France des relations normales avec un grand pays par ailleurs acteur indispensable d'un maintien de la paix au Moyen-Orient. Emmanuel Macron avait surpris tout le monde en invitant Hassan Rohani en France lors du dernier G7. Il n'était pas allé jusqu'à prendre l'initiative d'inviter le président Rohani à participer au nom de la France à ce G7. Mais comme nous l'avions indiqué, ce fut une erreur. Cette invitation, acceptée ou pas par Rohani, aurait fait de la France, face aux Etats-Unis, un acteur incontournable.

La question de l'avenir du plan dit Joint Comprehensive Plan of Action (JCPOA) repose la question d'une coopération sur de nouvelles bases, encore à définir, avec l'Iran. Le JCPOA, dit aussi Accord de Vienne semble aujourd'hui une relique du passé. Signé en 2015 entre l'Iran et les six membres permanents (dit 5 +1) du Conseil de Sécurité de l'ONU, cet accord visait à limiter les projets de l'Iran en matière de recours à l'arme nucléaire. Donald Trump avait pris seul l'initiative de s'en retirer il y a quelques mois au prétexte, non vérifié, que l'Iran ne respectait pas les engagements communs. De ce fait, Téhéran avait annoncé avoir repris ses recherches en ce domaine. Cependant à ce jour, l'Iran est loin de disposer de la quantité d'uranium enrichi nécessaire à la mise au point d'une bombe.

Emmanuel Macron a eu ces derniers jours plusieurs contacts téléphoniques avec Hassan Rohani l'incitant à prendre contact officiellement avec la Maison Blanche. Mais Rohani lui a fait savoir le 11 septembre que des négociations avec Donald Trump n'auraient pas de sens tant que les Etats-Unis ne renonceraient pas à recourir aux « sanctions » contre l'Iran. Celles-ci avaient mises en œuvre depuis 1984 à la suite de la guerre Iran-Irak, pendant laquelle l'Occident avait pris le parti de l'Irak, au prétexte que l'Iran entretenait trop de contacts avec la Russie, détentrice de l'arme nucléaire.

Rohani a cependant fait preuve de bonne volonté en déclarant à Emmanuel Macron que l'Iran pourrait renoncer à enrichir son uranium, sous le contrôle de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique si des relations « normales » entre l'Iran et l'Occident étaient rétablies. Mais pour le moment, rien n'indique que Donald Trump veuille renoncer à considérer l'Iran comme une puissance à abattre en priorité.

Sur Hassan Rohani, voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Hassan_Rohani

 

 

 

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13/09/2019

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