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Des humains sur Mars : au plus tôt 2033, sinon 2037 voire 2060

Donald Trump avait signé le 11 décembre 2017 une instruction demandant à la Nasa de préparer le retour d'astronautes sur la Lune suivi de missions humaines vers d'autres destinations, et notamment Mars. La Nasa dans un premier temps avait proposé 2024 pour la Lune et 2033 pour Mars.

Mais les experts ont vite fait valoir qu'une mission humaine sur Mars sera une tâche herculéenne, demandant plus de ressources que la mission Appollo en 1960. Il est convenu qu'un retour sur la Lune sera un premier pas indispensable, le plus rapide et le plus sûr, pour une mission humaine sur Mars. A supposer qu'un président tel que John Kennedy dégage les crédits et les ressources humaines nécessaires, il faudra prendre en compte et résoudre différents défis :

Le temps nécessaire. Un aller-et-retour demandera au mieux 6 mois, lorsque lorsque les orbites de Mars et la Terre seront au plus proche, soit tout les 26 mois. L'ensemble de la mission, tenant compte du temps passé sur Mars, prendra 2 ans.

La protection des astronautes contre les rayons solaires et cosmiques. La Nasa prépare un nouveau costume nommé xEMU et des gants adéquats. Mais il faudra plusieurs années avant de le tester lors d'une mission vers la station spatiale ISS

L'alimentation. Elle supposera la mise au point de contenants assez petits et portables pour être utilisés durant le voyage et sur Mars.

Les urgences médicales. Les astronautes devront être dotés de moyens leur permettant de se traiter eux-mêmes, y compris si nécessaire par de petites interventions chirurgicales.

La lutte contre la poussière. Lors de la mission Appollo les astronautes avaient rapporté des équipements couverts de poussière lunaire. Dans le cas de Mars, il faudra trouver le moyen non seulement de se protéger de la poussière martienne mais de l'éliminer. Pour une mission de plusieurs mois, la solution n'existe pas encore. Il faudra la mettre au point.

Les techniques permettant d'extraire l'eau, l'oxygène et l'énergie nécessaires à la survie, si leur présence sur Mars a été vérifiée auparavant. Elles devront être mises à l'épreuve sur la Lune.

Les moyens permettant à l'équipage de lutter contre le stress. Celui-ci, même pour des équipages entraînés, pourrait être dévastateur.

La mise au point d'outils d'Intelligence Artificielle permettant d'assister et de guider les astronautes.

Toutes ces raisons font que la Nasa, déjà chargée de multiples tâches, ne pourra pas proposer de solutions avant au mieux 2033, et probablement bien plus tard.

Il y a tout lieu de penser que la Chine, qui affiche elle-aussi l'objectif d'une mission humaine sur Mars, ne pourra pas faire mieux.
 


 

20/05/2019

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