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Le robot russe Fiodor à bord de la Station Spatiale Internationale.

Il a toujours paru évident que pour explorer l'espace, des robots aussi « intelligents » que possible, c'est-à-dire le plus autonomes que possible des stations terrestres ou spatiales ayant procédé à leur lancement, seront indispensables pendant plusieurs années.

Le temps où des humains pourront rester suffisamment longtemps loin de l'orbite terrestre proche, ou y accomplir divers travaux indispensables, est encore loin.

Dans cette perspective, l'on suivra avec attention ce qu'il adviendra du robot humanoïde nommé Fiodor que la Russie vient de lancer à bord d'une fusée Soyouz le 22 août vers la Station Spatiale Internationale, afin d'étudier l'intérêt de ce type de robot dans de futures expéditions spatiales. Le robot au corps anthropomorphe mesure 1,80 m de haut et pèse 160 kg. Des comptes sur Instagram et Twitter lui ont été ouverts où il peut transmettre des messages correspondant à son état, ses activités et ce qu'il observera.

S'il a été doté d'un corps aussi proche que possible de celui d'un humain, c'est pour mieux étudier ce que pourrait faire un humain dans des conditions semblables.

Il va de soi qu'un robot, à supposer qu'il ne soit pas affecté de pannes toujours possibles, pourra évoluer en faible gravité sans être détruit rapidement comme le serait un humain. Il pourra surtout accomplir avec précision différentes activités supposant l'usage d'instruments complexes ou d'endurance hors de portée d'un humain.

Pour la Russie, l'intérêt d'un tel robot sera qu'il la confirmera dans le statut de puissance spatiale qui est depuis longtemps celui des Etats-Unis et que la Chine est en train d'acquérir rapidement. Une nouvelle fois, nous devront regretter que les Européens et notamment les ingénieurs français du CNES, Centre National d'Etudes Spatiales, ne disposent pas de crédits suffisants pour développer de tels outils. Ils resteront longtemps dans l'ombre de la Nasa, qui ne leur réserve que des tâches d'un intérêt relativement secondaire et peu spectaculaire. 

Pour plus de détails, voir

http://www.leparisien.fr/societe/la-russie-a-envoye-le-robot-humanoide-fiodor-vers-l-iss-22-08-2019-8137266.php

22/08/2019

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