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Noor-1, le satellite militaire d'observation iranien

Celui-ci, lancé en 2020, a été nommé Noor-1 (Light-1). Raillé par le chef des Opérations Spatiales américain le général Jay Raymond comme une simple caméra spatial, il est bien plus que cela.

Dès juillet 2020, il avait envoyé des images détaillées des bases américaines au Moyen-Orient. De telles images ne peuvent être obtenues à partir d'aéronefs, interdits d'accès par la défense anti-aérienne américaine.

Le Major Général Qassem Taqzideh, vice ministre de la défense iranien, vient de confirmer que l'Iran voulait se doter de radars spatiaux construits dans le pays, afin d'être à l'abri de « surprises stratégiques ». Ces radars seront également selon lui au service de la communauté scientifique internationale. Ils trouveront de plus en plus d'usages en météorologie, régulation du trafic aérien et agriculture.

Dans les dernières décennies, l'industrie iranienne a montré sa capacité à développer des radars militaires, portés sur tous types de véhicules et capables d'obtenir des images en 3 dimensions (3D phases-array systems). D'ores et déjà, ceux-ci peuvent observer à partir d'émetteurs à terre des bases militaires américaines distantes de 400 à 800 km.

Le programme spatial iranien a été développé au début des années 2000. Par ailleurs l'Iran a été la première puissance musulmane à mettre en orbite des satellites. En 2013, elle avait envoyé une fusée spatiale portant à son bord un petit singe, qui avait été récupéré en bonne santé après un vol de 15 minutes. Le président de la République Hassan Rouhani vient d'annoncer son intention d'envoyer des astronautes dans l'espace vers 2025.

En septembre 2020, l'état-major du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique avait procédé à l'inauguration d'un nouveau Parc national aérospatial à Téhéran. Celui-ci, ouvert au public, est destiné à montré les capacités du pays dans les domaines des missiles, fusées, radars, armes de défense électronique, drones et satellites.

Autant que l'on puisse savoir, ces capacités n'ont pas bénéficié d'une aide technique ou scientifique de la Russie ou de la Chine. Elles réduisent à presque rien l'efficacité des « sanctions américaines » à propos du programme nucléaire iranien.

24/11/2020

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