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L'Intelligence de l'inconscient

Nous publions ici sans modification, à la demande de son auteur, un texte de Frédéric Paulus, directeur du CEVOI (Centre d'Etudes du Vivant de l'Océan Indien) Le titre ci-dessus, L'intelligence de l'Inconscient est de lui. JPB

 

Objet : Ce courrier souhaite mettre en relation notre association le CEVOI (Centre d'Etudes du Vivant de l'Océan Indien), avec :
  • les membre de l'ONG SF-dohad :fr,
Madame la Présidente de l'ONG : SF-dohad:fr – Marie-Aline CHARLES,
Monsieur le Professeur Dominique DARMAUN (Vice Président), pédiatre nutritionniste, professeur universitaire et praticien hospitalier au CHU de Nantes, directeur de l'unité Physiologie des Adaptations Nutritionnelles
Madame La Docteure LATIFA ABDENNEBI-NAJAR (secrétaire), ancienne professeure des Universités et directrice scientifique IDELE, Paris, France,
Madame la Docteure Isabelle LURON (trésorière), directrice de Recherche, Nutritional programming, Nutrition, Gut physiology,
  • Madame Isabelle MANSUY Professeur à l'université de Zurich,
  • Monsieur le Professeur Jonathan Weitzman, CNRS-université Paris Diderot et
  • Madame Claudine Junien Professeure des universités.
En ma qualité de Directeur du CEVOI, -Centre d'Etudes du Vivant de l'Océan Indien-, (voir la fiche de présentation dans le fichier ci-joint), nous venons de prendre connaissance de votre existence par l'intermédiaire du Rapport n° 33 (2016-2017) du 12 octobre 2016 au nom de L'OFFICE PARLEMENTAIRE D'ÉVALUATION DES CHOIX SCIENTIFIQUES ET TECHNOLOGIQUES sur
LES ENJEUX ET LES PERSPECTIVES DE L'ÉPIGÉNÉTIQUE DANS LE DOMAINE DE LA SANTÉ
http://www.senat.fr/rap/r16-033-2/r16-033-2.html
Notre association, établie sur l'île de La Réunion, œuvre depuis sa création (2000) dans l'optique de promouvoir la santé des enfants dès leur naissance. De nouvelles perspectives voient je jour sur ce sujet dans le champ de la santé publique grâce aux découvertes de l'épigénétique.
A cela, il nous faut rajouter le dynamisme ressenti suite à la venue du Professeur Isabelle Mansuy à La Réunion et à la récente lecture de l'ouvrage « La Révolution épigénétique » (2018 * réf ci-dessous). Nous avons également pris connaissance du site de l'ONG SF-dohad :fr,
http://www.sf-dohad.fr/2-non-categorise/88-sf-dohad-qui-sommes-nous .
Nous souhaitons à la fois vous faire connaître nos travaux, être informés de vos séminaires et rencontres de travail et trouver à terme votre appui pour nos actions. Je me permets de mentionner un site qui introduit ma thèse de psychologie, cela pour me présenter mais aussi pour mentionner que la révolution épigénétique devrait se retrouver même au niveau psychique, (et peut-être dans les rêves) ; si l'on admet que le psychisme plonge ses racines au sein du génome et déductivement voire de l'épigénome.
http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2001/14/paulus.htm
Cela semble nous éloigner de la prévention primaire autour du berceau du bébé et de ses jeunes parents vis-à-vis des quels nous nous adressons plus particulièrement comme nous le verrons plus bas.
Nous pensons qu'il n'en est rien car tous nos travaux cliniques nous renvoient à cette hypothèse que le psychisme serait à l'œuvre dans une sorte de « réinitialisation individuante ». Il serait plus acceptable d'évoquer une recodification génétique pour effacer la codification épigénétique qui aurait comme « bio-acculturé » les données informationnelles initiales du génome. En termes plus satisfaisants, nous suggérons une « individuation psychique post-épigénétique ». Dans cette vision, la désignation du laboratoire « Who I am ? », dirigé par M. Jonathan Weitzman, professeur de génétique à l'université Paris Diderot, directeur du laboratoire « Épigénétique et destin cellulaire » CNRS-université Paris Diderot, nous interpelle.
A un moment donné, en évaluant l'impact négatif d'une éducation et socialisation d'un adolescent, il nous est venu l'image d'une gangue psychique qui limitait la dimension vitale et identitaire du « proto-soi » pour reprendre une catégorie d'Antonio Damasio et lorsque nous avons été confrontés cliniquement en tant que psychothérapeute, ici, sur l'île de la Réunion aux crises dites « de possession », qui expriment une altération de l'identité des personnes touchées, semble-t-il. Pouvons-nous transposer la perception d'une altération identitraire au niveau cellulaire aux autres niveau de complexité du vivant ? L'identité de ces personnes sujettes à des graves crises, qui se manifestent par une agitation violente et une force décuplée exprimée pendant plusieurs heures, est rudement mise à l'épreuve. Nous avons interprété ces dites crises de « possession » par des sursauts chaotiques de vie. Notre étude fut valorisée par le Professeur Georges Lapassade, spécialiste des transes et états modifiés de conscience, dans un ouvrage : « Regards sur la dissociation adolescente », (2000). Nos travaux semblent rencontrer les hypothèses que formule M Jonathan Weitzman. Généralement, ces personnes sujettes à ces crises expriment des signes de ne pas savoir qui ils sont. Un jeune adolescent que j'ai pu accompagner psychologiquement au bout d'un temps aura réussi à me dire, en appuyant sur sa veine du pli du coude : « Vous voyez, M. Paulus, il y a là du sang de petit fils d'esclave ». Il illustrait peut-être notre hypothèse qui avançait une acculturation épigénétique et psychique qui se serait infiltrée sous la peau jusqu'au plus profond des cellules, cytoplasmes et noyaux. Ce jeune adolescent était peut-être en train de me dire qu'il se ressentait plus « entier » au point d'effacer les stigmates de son passé épigénétique de descendant d'esclave. Il retrouvait des capacités à mettre des mots sur des émotions liées à son identité.
Nous souhaitons également attirer votre attention sur notre étude sur le cancer en portant de nouveaux regards.
C'est à la fois, l'observation des soins portés à une personne proche au sein de ma famille qui m'aura mobilisé et maintenant, après dix années ; sur le rétablissement de sa santé, d'une part, et d'autre part, le souvenir de ma participation à des séminaires organisés bénévolement par le Professeur Henri Laborit, la lecture assidue de ses travaux et plus récemment le « Nouveau regard sur le cancer » (2012) porté par M. Jean-Pascal Capp qui motiva cette recherche théorique sur le cancer – réf ci-jointe :
https://fr.slideshare.net/FarzadFelezzi/nouveaux-regards-sur-le-cancer
Chercheur en cancérologie, Jean-Pascal Capp préconise de porter une attention particulière autour du noyau, « le microenvironnement cellulaire », en sortant de l'hypothèse génétique dont la démarche dominante fut de tenter de contrecarrer le cancer sans évaluer parallèlement la vulnérabilité (et variabilité) épigénétique du génome et de ses mutations.
Nos interprétations et hypothèses ont été présentées à Jean-Pascal Capp. Il nous aura adressé des références qui confirmeraient nos intuitions selon lesquelles le cancer serait perçu (voir les références qu'il nous suggère plus bas) "sous l'angle d'une « régression » au stade près-symbiotique pré-eucaryote". Ce que nous assimilerions à un instinct primitif de vie. Les cellules dans un environnement entropique se désolidariseraient de l'organisme qui ne lui fournit plus les conditions de sa vie eucaryote liée à la solidarité intercellulaire. C'est l'articulation des travaux d'Otto Warburg (1883-1970), du malheureux psychiatre Wilhelm Reich (1897-1957) et du Professeur Henri Laborit qui nous conduit à cette hypothèse. La cellule cancéreuse se désolidariserait de l'organisme pour assurer sa survie (en boite de pétri !), devenant endosymbionte. Quand le paquebot sombre, n'est-ce pas chacun pour soi ? Ne pouvant s'individuer en exprimant l'authenticité de leurs potentialités, en fait leur raison d'être dans un organisme « structuré par niveaux d'organisation » dépendants les uns des autres (Henri Laborit), les cellules agressées dans leur environnement s'adapteraient épigénétiquement aux contraintes extérieures en se métamorphosant qualifiées de « cancéreuses », endosymbiontes pour survivre. Informé de cette hypothèse, Jean-Pascal Capp nous aura proposé de nous documenter à propos « des hhypothèses dites “ataviques” du cancer, qui suggèrent que les cellules cancéreuses reprennent en effet des caractéristiques de cellules “ancestrales” et tendent à se soustraire à l'organisation tissulaire ». réf : http://www.pnas.org/content/114/24/6160

Ancestral gene regulatory networks drive cancer

Kimberly J. Bussey, Luis H. Cisneros, Charles H. Lineweaver, and Paul C. W. Davies
PNAS June 13, 2017 114 (24) 6160-6162; published ahead of print June 5, 2017 https://doi.org/10.1073/pnas.1706990114
« Il me semble, que vous vous en approcheriez », nous dira-t-il, lors d'une correspondance email en 2018.
Par ailleurs, nous constatons, par exemple en nous basant sur les travaux de Madame Isabelle Mansuy  Professeur neuroépigénéticienne (Université de Zurich, (que nous avons rencontré à La Réunion lors de sa venue en décembre dernier) que les chercheurs se réfèrent à un groupe témoin dans l'étude comparative des normes de réaction sans comparer avec un autre groupe témoin qui lui évoluerait dans des conditions favorables à son épanouissement. N'est-ce pas une culture dominante que de vouloir stresser les animaux de laboratoire pour en étudier les conséquences et en tirer des enseignements par le prisme comparatif de deux seuls groupes, l'un subissant l'expérimentation, l'autre non, comme témoin selon une fourchette comportementale étroite ? Et ce sans inclure un troisième groupe qui représenterait la situation dans des conditions favorables à la vie de ce groupe ? La référence à un groupe qui incarnerait la vision potentielle de la réalité « épanouie » échappe ainsi à la conscience du chercheur. Cette critique n'est pas adressée à Madamer Mansuy qui en est bien consciente et aura pu présenter ses arguments.

La comparaison des caractéristiques épigénétiques auprès des trois groupes pourrait s'établir en apportant son lot d'enseignements. Ce sujet, de l'enfant épanoui, nous avons voulu l'évoquer sans argument épigénétique différentiels en attirant l'attention du grand public de La Réunion par deux articles parus dans les journaux locaux – voir les liens : https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/dans-un-contexte-de-joie-de-vivre-le-developpement-de-l-enfant-entraine-son-developpement,92958

Et encore :
https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/l-enfant-qui-s-auto-applaudit,91793
Notre objectif à La Réunion est de considérer le plus grand nombre de nos lecteurs comme chercheurs potentiels sur la santé des tous jeunes enfants et jeunes parents. Ces derniers pourraient, devenir des chercheurs empiristes qui questionnent hors des cadres idéologiques qui empêchent souvent une pensée émancipatrice et individuante, comme ce fut le cas, semble-t-il, pour ce petit fils d'esclave.
En gardant présent à l'esprit, cette optique de démocratisation des savoirs autour de la sensorialité du bébé qui révèle socialement l'intelligence biologique originelle du nouveau-né, nous avons le plaisir de vous présenter un projet de recherche-action qui devrait s'inscrire dans une politique municipale renouvelée démocratique, participative et citoyenne. Elle consiste à établir des liens entre éducation et santé et ce dès la conception du bébé, par l'émergence de nouveaux acteurs de l'accompagnement des parentalités : des parents relais citoyens avec l'étroite association des sages-femmes. Celles-ci ont été sollicitées localement et informées officiellement au niveau de l'Ordre National des sages-femmes, (à Paris).
Merci de bien vouloir retenir nos coordonnées du Cévoi comme association potentiellement partenaires afin de nous permettre de profiter et réciproquement du dynamisme de vos précieux travaux. Ceci réduirait, il va s'en dire, notre éloignement. Encore merci !
Frédéric Paulus
Directeur du CEVOI
paulus.fred@orange.fr
Port : 06 33 28 51 72 : Hexagone
Port : 0692 29 65 69 : Réunion.
16/02/2019

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