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Les sites nucléaires américains en Europe

Un rapport émanant du Comité de Défense et de Sécurité de l'Otan ( Defense and Security Committee) rédigé en avril 2019 a pour des raisons encore mystérieuses été communiqué au journal belge De Morgen.

Il a très vite été récupéré et détruit par des représentants de l'Otan, mais le mal avait été fait. Sa diffusion est rapidement devenue virale.

On consultera à ce sujet sur le site du journal américain non engagé Zerohedge l'article
 https://www.zerohedge.com/news/2019-07-17/us-nuclear-secret-sites-europe-accidentally-dumped-online-nato-committee

Le titre de ce rapport était A new era for nuclear deterrence? Modernization, arms control and allied nuclear force. Parmi d'autres informations, il précisait les lieux où étaient basés en Europe les sites hébergeant des armements nucléaires américains. L'information était jusqu'à présent considérée comme éminemment stratégique et n'avait pas jusqu'alors circulé. Il apparaît que les gouvernements des pays concernés n'avaient pas jusqu'ici informés par les ambassades américaines ni par leurs attachés militaires.

De Morgen rapporte que ce fut pour le gouvernement belge, entre autres, une désagréable surprise d'apprendre que se trouvaient sur son territoire des armes aussi dangereuses sans qu'il n'en eut rien su jusqu'alors. Dans l'ensemble, il ne s'agissait pas que de quelques bombes nucléaires, mais de 150 d'entre elles dont les toutes récentes bombes B61 dites gravity bomb. Celles-ci étaient réparties entre 6 bases américaines en Europe, soit Kleine Brogel en Belgique, Büchel en Allemagne, Aviano et Ghedi-Torre en Italie, Volkel dans les Pays Bas et Incirlik en Turquie.". Une carte était jointe, que nous reproduisons ici.

Beaucoup de journaux européens se sont indignés de la désinvolture criminelle avec laquelle au sein de l'Otan, les Etats-Unis traitaient leurs « partenaires » européens. Inutile d'en ajouter. Remarquons seulement que si la gestion de ces bombes est faite avec la même légèreté que l'est la documentation de l'Otan, tôt ou tard un accident se produira, entraînant la destruction d'une partie de l'Europe. La France n'y échappera pas, même si elle n'accueille pas de bases américaines.

 

 

20/07/2019

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