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D'ambitieux objectifs techno-scientifiques pour la France

Si l'actuel président de la République et ses successeurs voulaient vraiment rendre service à la France, ils lui proposeraient de se donner pour la fin du quinquennat et pour les suivants d'ambitieux objectifs dans le domaine des sciences et des technologies de rupture associées.

Le pays en aurait amplement les moyens, du fait du nombre de chercheurs dont il dispose déjà dans de nombreux domaines et de ses réalisations précédentes en matière de nouvelles technologies et de leurs applications. Même l'Allemagne, en Europe, ne dispose pas d'un tel capital. Nous avons déjà évoqué cette question dans un article précédent consacré au nouveau gouvernement, en regrettant que celui-ci ne fasse parler de lui que par la nomination de son nouveau ministre de l'Intérieur.

Si l'Union européenne et en premier lieu la France démissionnaient en matière scientifique devant les Etats-Unis, encore dominants dans ce domaine, ou la Chine qui ambitionne de la devenir, dans quelques années, elles ne survivront que comme lieux touristiques. Toutes leurs élites scientifiques et leurs nouveaux diplômés se seront expatriés.

Pour déterminer les objectifs souhaitables, Emmanuel Macron pourrait sans attendre organiser des référendums sur le modèle de celui sur la lutte contre le réchauffement climatique qu'il vient deprésenter aux 150 membres de la convention citoyenne pour le climat réunis à l'Elysée le 6 juillet.

Nous pouvons ici suggérer quelques thèmes parmi de nombreux autres :

* Dans le domaine de l'exploration de l'espace, il faut décider de mettre en place de nouveaux satellites d'observation et les stations terrestres correspondantes. Il faudra aussi demander à Arianespace de réaliser au plus vite de nouveaux lanceurs et obtenir de l'Agence Spatiale européenne (ESA) qu'elle lance de nouveaux projets ambitieux. L'hypothèse d'une station lunaire européenne permanente ne serait pas à exclure avec une importante participation française. A plus long terme, de nouveaux rovers européens devrait permettre d'explorer Mars, en commençant peut-être par ses satellites Phobos et Deimos. Concernant l'espace lointain lointain et la cosmologie, la France dispose depuis d'importants moyens optiques, répartis dans le monde entier. Il faudra y ajouter de nouveaux observatoires de radio-astronomie, devenus désormais indispensables.

* Concernant la lutte contre de futures pandémies, l'expérience actuelle du Covid 19 a montré que la France devrait renforcer ses moyens de recherche en bactériologie et virologie, ainsi que développer si nécessaire de nouveaux vaccins et traitements. Plus généralement, la France devrait engager de nouvelles recherches biologiques.

* En matière de lutte contre le réchauffement climatique, la France ne doit pas renoncer au nucléaire mais mettre au point en parallèle de nouvelles techniques potentiellement moins dangereuses. Ceci ne devrait pas exclure des réalisations dans le domaine de l'énergie solaire et de l'énergie marémotrice, où le pays dispose d'atouts naturels importants.

* Un domaine de plus en plus importants sera l'Intelligence artificielle ou de synthèse. Celle-ci sera indispensable partout, sous des formes de plus en plus avancées et se rapprochant de l'intelligence humaine. On y associe désormais la robotique afin d'obtenir des engins pouvant dans certains domaines dépasser les performances des organismes vivants.

Dans l'industrie du numérique et de ses diverses applications, notamment les réseaux de transport à forte capacité, la France aujourd'hui a totalement capitulé devant les entreprises américaines des composants et logiciels, ainsi que face aux différents Grands de l'Internet américain et des liaisons intercontinentales. Ce faisant elle renonce à toute présence effective dans le monde de demain qui sera en grande partie numérique sinon virtuel. Récupérer ce retard ne sera pas facile, mais sera indispensable.

* Mentionnons aussi les véhicules autonomes, terrestres, aériens, navals ou spatiaux, utilisant des énergies renouvelables et des moyens d'autopilotage. Ceci comprendra différents types de missiles, à courte et moyenne portée ou intercontinentaux.

Ajoutons enfin les systèmes d'armes faisant appel à ces diverses technologies. On rappellera que les recherches en ce domaine sont généralement duales, à objectifs militaires mais aussi civils. C'est ainsi que les avions de combat français Rafale devraient avoir rapidement divers corollaires civils de plus en plus ambitieux.

La France n'a certes pas les moyens d'aborder tous ces secteurs en même temps. Mais qui ne commence rien n'a rien. De plus, si elle lance des programmes intéressants, elle fera venir des partenaires étrangers ou pourra participer à leurs projets.

Quant aux ressources financières, la question ne devrais pas se poser plus qu'elle ne le fait aujourd'hui quand il s'agit de lutter contre les conséquences de l'épidémie, ou qu'elle ne le ferait en cas de guerre. Au besoin il serait possible de sortir de l'euro. 

07/07/2020

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