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Pourquoi la « coqueluche Macron » ?

Un article de Polémia, que nous reprenons ici, dénonce la « coqueluche Macron » d'autant plus surprenante si l'on tient compte du vide du personnage et de son programme. Même François Hollande, ce jour 17/03, à la veille de quitter le pouvoir, semble inciter tous ses anciens soutiens, et plus généralement tous les électeurs membres du Parti socialiste, à voter Macron plutôt que Benoit Hamon.
Il est bien connu en sciences de l'Homme que si l'on veut comprendre les évènements se produisant en profondeur, il faut chercher ailleurs que dans l'histoire évènementielle les motivations souvent mal conscientes animant les citoyens.

A cet égard, l'apparence physique d'un personnage joue un rôle un rôle bien plus grand que l'on ne veut l'admettre. Certes Macron, même s'il l'a pas la carrure physique d'un Arnaud Montebourg ou l'apparence virile d'un Jean-Luc Mélanchon, peut, avec son allure jeune et globalement séduisante, retenir l'attention de tous ceux - hommes ou femmes - qui le contemplent à profusion sur les médias. Ils ne cherchent pas alors à comprendre le programme politique de l'intéressé, ni s'interroger sur le rôle qu'il jouerait s'il était élu président de la République. Ils se limitent à le regarder évoluer, comme l'on regarde un papillon évoluer dans un jardin.

Contrairement à ce que beaucoup s'imaginent, ce facteur est d'une grande importance, sinon d'une importance déterminante. L'allure lourdaude d'un François Hollande a, pensons-nous, beaucoup fait pour le déconsidérer, une fois qu'il a été élu. Faut-il rappeler qu'avec une allure certes très différente, Adolf Hitler avait su mobiliser jusqu'à la fin ceux qui assistaient à ses meetings. Apparemment, ils n'ont jamais cherché à se représenter clairement les bases de son programme.

Au delà de ce facteur important, il faut mentionner une autre raison expliquant en profondeur l'omniprésence de Macron dans les médias. De même que la raison précédente, elle n'apparait pas clairement aux électeurs. Ils ont tendance à la refuser ou, dans le cas contraire, l'imputer à un conspirationnisme voyant partout, non en ce cas la main de Moscou, mais la main de Wall Street.

Il paraît pourtant indéniable que, vu son parcours, ses attaches et les intérêts économico-financiers qui le soutiennent, Macron apparaît aujourd'hui comme le président français idéal permettant à l'Etat profond américain, représenté notamment par Wall Street et à la CIA, de détruire les tendances françaises à l'insubordination. Avec Macron à l'Élysée, notre pays restera, de par son importance diplomatique et militaire, un atout essentiel pour la domination de l'Europe. Donald Trump n'apparait pas en ce domaine proposer aux européens ou aux français une politique différente de celle de ses prédécesseurs 1).

Or comme l'on montré les révélations récentes de Wikileaks concernant la puissance mondiale de la CIA (Dossier Vault-7), celle-ci est parfaitement capable de renverser les gouvernements jugés hostiles et d'inonder de ressources ceux qu'elle estime être des alliés intéressants 2). Ainsi s'expliquerait la façon dont Macron a pu en quelques semaines recruter un nombre considérable d'appuis, y compris dans les médias. Ceci au contraire de candidats tout aussi crédibles qui n'arrivent pas à se faire suffisamment entendre, Jean-Luc Mélanchon précité, Nicolas Dupont Aignan ou François Asselineau.

Un dernier point doit être rappelé. Macron a toutes les faveurs de l'Etat profond américain dans la mesure où contrairement à Marine Le Pen et François Fillon, il ne mentionne pas la nécessité pour la France d'un rapprochement avec la Russie.

  1. Voir notre article De profundis macronibus http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=2455&r_id=&t=De%20profundis%20macronibus

  2. Voir notre article Vault-7 ou la CIA, menace mondiale contre les libertés. http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=2490&r_id=&t=Vault-7%20ou%20la%20CIA,%20menace%20mondiale%20contre%20les%20libert%E9s

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La coqueluche Macron, ça ne marche plus !

Michel Geoffroy, essayiste
http://www.polemia.com/la-coqueluche-macron-ca-ne-marche-plus/?utm_source=La+Lettre+de+Pol%C3%A9mia&utm_campaign=d5a204d8bf-lettre_de_polemia&utm_medium=email&utm_term=0_e536e3990e-d5a204d8bf-60536937

♦ Hier soir je voulais regarder la télévision. Horreur : sur trois chaînes généralistes d'information vers 21 heures, il y avait devinez qui ?... Emmanuel Macron ! Sur l'une il parlait de la banlieue avec des jeunes ; sur les autres il commentait le programme de François Fillon, gorge déployée.

C'est simple : on trouve du Macron partout : sur nos télévisions, sur la première page des hebdomadaires, dans les journaux, à la radio, sur nos smartphones. Car il est la coqueluche de nos médias mainstream, dont tout le monde connaît l'objectivité et la sagesse. On en vient à souhaiter une journée sans Macron, comme il y a des jours sans auto : afin de limiter la pollution.

Le mot coqueluche correspond bien à la réalité, d'ailleurs : une maladie infantile qui se transmet très facilement, par voie aérienne, aux personnes fragiles. Par voie hertzienne donc, dans le cas du virus Macron.


La campagne du vide

La campagne de la coqueluche Macron compense, il est vrai, par son matraquage terroriste le vide abyssal de son programme. L'intéressé n'a-t-il pas affirmé dans le Journal du dimanche que « c'est une erreur de penser que le programme est le cœur » d'une campagne électorale, alors que, selon lui, la politique, c'est « mystique », c'est un « style », une « magie (1) ».

Avec Macron la politique, comme à Disneyland, est en effet magique. Abracadabra !

Macron n'est ni de gauche ni de droite. Mais Abracadabra : toute la gauche, de Robert Hue à Pierre Bergé, se rallie à lui. L'immigration ? Abracadabra : pas de problème puisque « c'est aussi une opportunité économique car ce sont des femmes et des hommes qui ont aussi des qualifications remarquables (2) ». Le chômage ? Abracadabra : « le point-clé c'est de sécuriser la rupture et l'après-rupture (3) », donc, en clair, de faciliter... les licenciements. La durée du travail ? Abracadabra : « Il faut s'adapter aux individus (4) ». Les retraites ? Abracadabra : « Il faut pouvoir moduler selon les individus et les situations (5) ». La sécurité ? Abracadabra : « Je poursuivrai les bonnes décisions de Jean-Jacques Urvoas (6) ». L'Europe ? Abracadabra : « Nous avons besoin de l'Europe parce que l'Europe nous rend plus grands, parce que l'Europe nous fait plus forts (7) ».

L'impunité pour la coqueluche

La coqueluche répand à longueur d'ondes et en toute impunité son enfilage de perles, calculé dans le moindre détail pour ne déplaire à personne, car elle ne craint pas la contradiction. Au contraire, elle l'évite soigneusement.

Pour cette raison la coqueluche n'a pas voulu participer à la primaire de la gauche. De même, la coqueluche ne craint ni les médias ni le parquet financier : personne ne lui posera les questions qui fâchent. Ni sur ses financements, ni sur son patrimoine, ni sur ses impôts, ni sur le prix de ses costumes. Personne ne lui demandera non plus comment elle a pu construire un « mouvement » en si peu de temps. Mais, comme disaient nos ancêtres, « à vaincre sans péril on triomphe sans gloire ».

La coqueluche se répand d'autant plus facilement dans notre quotidien qu'elle se déploie dans un monde aérien et donc hors sol : celui des réunions de banquiers, des médias de propagande, des meetings préfabriqués, du politiquement correct et des sondages bidonnés.

L'hologramme de la superclasse mondiale

La superclasse mondiale, inquiète de la progression de la révolte populaire en Occident et déçue du fiasco « hollandais », misait sur deux candidats pour l'élection présidentielle française de 2017, pour garder la main : à droite Juppé et à gauche Macron.

Juppé tombe à l'eau. Qu'est-ce qui reste ? Macron !

La coqueluche Macron n'est donc qu'un clone, qu'un hologramme politique : l'hologramme de la superclasse mondiale et le dernier espoir des bobos.

Un clone qui promet en effet de ne rien changer à la politique mise en œuvre depuis bientôt 30 ans en France et en Occident, sinon une nouvelle fois de « transformer le pays (8) ». On sait ce que signifie cet appel maladif au changement dans la bouche d'un oligarque...

D'ailleurs qui se ressemble s'assemble. Quels sont les soutiens officiels de Macron ? Le gratin mondialiste d'Alain Minc à Jacques Attali. Voilà qui devrait ouvrir les yeux, s'il en était besoin, sur la signification politique d'une telle candidature.

On ne marche plus !

Dans les meetings de la coqueluche, également organisés dans leurs moindres détails par des sociétés de conseil très bien payées, les caméras complaisantes nous montrent des figurants brandissant une pancarte sur laquelle on peut lire « Je marche », l'air épanoui.

« Lève-toi et marche » : Emmanuel en nouveau Messie en quelque sorte ? Hélas, les communicants qui entourent le clone ignorent manifestement que marcher signifie aussi, dans la langue de la France d'en bas, « se faire avoir ». En d'autres termes suivre En marche ! revient à se faire avoir ou à « marcher dans la combine », pour les plus rusés.

La coqueluche frappe, c'est bien connu, surtout les bébés et les personnes fragiles.

La France réelle, elle, ne marche pas.

Michel Geoffroy
14/03/2017

Notes :
1
TV libertés du 13 février 2017.
2 Interview sur la chaîne israélienne i24 news, le 25 décembre 2016.
3 Marianne du 13 novembre 2016.
4 Interview à l'OBS du 9 novembre 2016.
5 Interview à l'OBS. du 9 novembre 2016
6 LeFigaro.fr du 17 février 2017.
7 LeFigaro.fr du 14 janvier 2017.
8 Le 20 janvier 2017.


17/03/2017

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