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Une nouvelle génération du Rafale

Nous avons toujours considéré ici le Rafale comme le meilleur avion de combat du monde. Il l'est depuis longtemps comparé avec ses homologues américains dont l'inénarrable JSF Joint Strike Fighter, qui devait équiper toutes les aviations des pays alliés des Etats-Unis (France exceptée) et qui se montre encore après 1.000 milliards de dépenses en 10 ans à peine capable de voler de façon opérationnelle.

Il l'est sans doute aussi sans doute face à la gamme des Sukhoï russes, bien qu'en ce domaine, secret militaire obligue, aucune confrontation sérieuse n'ait à ce jour été acceptée par Moscou.

Il était donc logique que le gouvernement français, qui procède à diverses opérations militaires, notamment en Afrique ( Libye, Mali, Irak, Syrie... ), utilisant des Rafales, et sur qui reposera longtemps encore la sécurité aérienne de l'Union européenne, ait demandé au constructeur de fournir de nouvelles versions de l'avion.

La décision vient d'être prise. Florence Parly, la ministre française des Armées, a remis le 14 janvier, sur le site d'assemblage du Rafale à Mérignac, à Éric Trappier, PDG de Dassault Aviation, le contrat de développement du nouveau standard (F4) de l'avion de combat français.

D'une valeur de près de 2 milliards d'euros, le contrat prévoit l'intégration «à la fois des progrès technologiques et des retours d'expérience des militaires», selon Éric Trappier. Des solutions de connectivité destinées au combat en réseau seront mises en œuvre, ainsi que de nouvelles fonctions pour optimiser l'efficacité de l'avion. Par ailleurs, compte tenu de nouveaux armements comme le missile air-air MICA NG. Le standard F4 intégrera des capacités de maintenance prédictive assorties de solutions de gestion de données (big data) et de ressources en intelligence artificielle. Outre les performances, la maintenance de l'appareil en sera améliorée.

On voit mal dans ces conditions pourquoi, sinon par chauvinisme industriel, les pays européens, dont l'Allemagne, ayant participé au malencontreux développement de l'Eurofighter, n'abandonnerait pas celui-ci au profit du futur Rafale.



 

 

14/01/2019

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