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Un nouvel âge pour les drones militaires

Agnès Callamard est une experte française des droits de l'homme et la rapporteure spéciale sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires nommée par le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies.

A ce titre elle vient de déposer un rapport devant ce Conseil indiquant qu'elle regrettait que les drones armés soient de plus en plus utilisés par les Etats  dans des conflits de faible intensité ou pour procéder à des exécutions extra-judiciaires. Elle y indique également que de plus en plus de groupes armés non étatiques font appel à eux.

Elle demande en conséquence que des normes internationales soient mises en place pour réglementer leur utilisation. Selon elle le monde serait entré dans « un nouvel âge » concernant les drones armés, qui nécessite l'adoption de nouvelles règles.

Ces constatations et propositions concernant les drones armés sont parfaitement justifiées. Néanmoins, elles font preuve d'une grande naïveté. Seule l'arme atomique a été proscrite au plan international, mais pour combien de temps ? Les intérêts scientifiques, industriels, militaires, géopolitiques concernant les drones militaires sont tels que leur emploi ne cessera de s'étendre .

Aurait-on pu espérer, au début de l'âge de pierre, que de bons esprits de l'époque aient demandé à réglementer l'emploi militaire de la pierre taillée ? Mais on ne doit pas désespérer.

Pour en savoir plus

https://www.spacewar.com/reports/World_entering_new_military_drone_age_UN_expert_999.html

Note

Nous recevons ce commentaire pertinent dont il faut remercier l'auteur

La guerre n'est pas un jeu et le concept de règles me semble tout à fait utopique.

Dans une opération où le seul but est de gagner, la recherche des moyens les plus efficaces est la règle de chacune des parties. C'est  Darwin avec les dernières technologies...

La prescription de la guerre atomique (comme celle non formulée de la guerre bactériologique) n'est qu'une conséquence de l'impossibilité actuelle de mettre la partie aggressante hors des dégats potentiel de l'opération. On ne sais pas limiter avec sureté les dégats à la partie agressée. 

La crise du Covid n'a pas conduit un seul décideur à se poser des questions sur les causes profondes du disfonctionnement du système dans lequel nous vivons ; les mesures prises ne sont là que pour faire semblant de gérer les dégâts collatéraux au prix d'une baisse cachée du niveau de vie 

 

10/07/2020

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