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Les bidonvilles et le coronavirus: des bombes nucléaires

Un bidonville, comme défini par le Programme des Nations unies pour les établissements humains, est la partie défavorisée d'une ville caractérisée par des logements très insalubres, une grande pauvreté et sans aucun droit ou sécurité foncière.

Un milliard de personnes sur la planète vivaient dans des bidonvilles en 2008 et les prévisions sont de deux milliards pour 2030.

Les bidonvilles  ont déjà été dans le passé des foyers d'épidémies difficiles à éradiquer. Cela avait été récemment le cas avec la grippe espagnole et le SARS. Il n'est pas besoin d'être épidémiologiste pour comprendre que vu la surpopulation et les contacts obligés, aucune mesure de confinement n'est envisageable. De plus, les personnes contaminées ne peuvent pas recevoir aisément  de soins médicaux ou hospitaliers, ce qui accroît, outre leurs risques de mort, leur contagiosité. Il en sera longtemps de même lorsqu'un vaccin, comme on peut l'espérer, sera disponible. Les bidonvilles seront les derniers à en bénéficier

Par ailleurs, dans certains pays comme en Inde, beaucoup refusent les précautions au prétexte que c'est à Dieu de s'en charger. Il arrive même que de « vrais croyants » s'en prennent physiquement à la police qui s'efforce de limiter leurs déplacements. Celle-ci, nécessairement, fait usage de ses armes pour se dégager. Un climat de guerre civile peut en résulter.

De ce fait,  beaucoup de ces bidonvilles resteront, même quand l'épidémie sera circonscrite dans les pays dits développés, des foyers de contagiosité d'où de nouvelles vagues de maladie pourront repartir. Il s'agira en ce cas de véritables bombe nucléaires.

Certains virologues pensent qu'à la longue le virus, qui mute constamment, pourrait prendre des formes plus bénignes. Mais quelques autres craignent qu'au contraire, il puisse adopter des formes plus dangereuses.

Dans le passé, avec d'autres infections à virus, telles que la grippe, ou bien dans le cas de maladies souvent mortelles et redoutées telles que la peste due au bacille yersinia pestis, la mortalité finissait par disparaître et la vie reprenait un cours normal. Ceci il est vrai, dans le cas des épidémies de peste, après que le tiers de la population, selon les estimations récentes, ait disparu. Même aujourd'hui, la cause de ces reflux épidémiques n'apparaît pas précisément. 

Cependant, les chroniqueurs de ces époques avaient observé que les aristocrates et riches propriétaires terriens, sans échapper totalement aux infections, s'en protégeaient beaucoup mieux que la plèbe des villes. La raison en tenait certainement qu'outre le fait qu'ils étaient mieux nourris et vêtus, ils pouvaient s'isoler dans leurs propriétés loin du vulgum pecus entassé dans les bidonvilles de l'époque.

Image. Carte des bidonvilles dans le monde

 

 

 

 

 

06/04/2020

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