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Vers la fin de la guerre en Syrie du Nord.

Compte-tenu d'une situation qui peut évoluer très vite, nous devrons certainement modifier cet article très prochainement

Au 16 octobre, les Etats-Unis retirent leurs contingents présents dans la zone. Ils ne sont pas en mesure de s'opposer à l'offensive turque dite Peace Spring, Source de paix. Il s'agit d'un échec très grave, qui remet en cause leur volonté de jouer les arbitres au Moyen-Orient. Au 16 octobre, l'offensive se poursuit et rien ne semble pouvoir l'arrêter.

Vladimir Poutine, après en avoir discuté téléphoniquement le 15 octobre avec le président turc, l'a invité à Moscou pour les prochains jours. Erdogan, selon le Kremlin a accepté l'invitation. Manifestement, sans avoir initialement encouragé l'opération turque, il n'a rien fait pour l'arrêter, non pas militairement mais diplomatiquement. Vladimir Poutine semble vouloir encourager les Turcs afin de s'en faire des alliés indéfectibles. L'appui de la Russie devrait renforcer Erdogan face à la réprobation que son opération avait suscité dans le monde occidental, et notamment en Europe. Certains pays dont la France avaient en envisagé des sanctions économiques, ainsi que l'éventuelle non-livraison d'armements dont Erdogan n'a aucun besoin. Les Européens là encore, ne peuvent rien faire contre les Turcs.

Selon les dires d'Ankara, l'offensive turque n'a qu'un objectif, mettre en place au long de la frontière une bande de territoire que la Turquie pourra contrôler. L'objectif sera d'y empêcher toute incursion militaire kurde qui viserait à renforcer les Kurdes de l'intérieur afin de ressusciter avec eux l'ancien grand Kurdistan autonome, disparu depuis le début du 20e siècle. Ce nouveau Kurdistan priverait la Turquie d'un bon tiers de son territoire, ce qui n'est pas acceptable pour Erdogan. S'il ne s'agit que de cela, l'offensive turque pourrait parfaitement se comprendre.

On notera qu'à l'occasion de ce conflit, Bashar al Assad, président de la Syrie et allié de Moscou, a repris le contrôle d'importantes zones riches en ressources pétrolières et minières sur lesquels Washington voulait mettre la main.

Dans l'ensemble, on pourra conclure que la Russie, grâce à ces événements, renforce considérablement son influence dans une région de très grande importance stratégique, le tout, répétons-le, aux dépends de Washington.

Les Chrétiens d'Orient, dont la France a toujours été la protectrice, se sentent abandonnés par le retrait français, mais leurs inquiétudes n'émeuvent personne en France. 

MAJ au 18 octobre

Un cessez le feu de 5 jours a été obtenu des Turcs par les Occidentaux sous la pression des Kurdes. Nous y reindrons peut-être dans un prochain article

Pour en savoir plus ce jour, voir Sputnik du 15 octobre

https://fr.sputniknews.com/international/201910161042270255-offensive-turque-en-syrie-poutine-invite-erdogan-en-russie/

Lors d'une conversation téléphonique dans la soirée du 15 octobre, Vladimir Poutine a discuté avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan de la situation en Syrie, où se déroule actuellement une offensive turque, et l'a invité à venir en Russie «dans les prochains jours».

«Vladimir Poutine a invité Recep Tayyip Erdogan pour une visite de travail dans les prochains jours. L'invitation a été acceptée», a annoncé le Kremlin dans un communiqué.

Au cours de cette conversation téléphonique à l'initiative de la Turquie, les deux dirigeants ont également souligné leur désir de préserver l'intégrité territoriale de la Syrie, selon le Kremlin.

MM.Poutine et Erdogan se sont également prononcés en faveur de la poursuite du processus de règlement politique en Syrie et ont convenu de faciliter la convocation du Comité constitutionnel sous les auspices de l'Onu fin octobre à Genève.

Les deux leaders ont souligné «la nécessité de prévenir un conflit entre les forces turques et syriennes» dans le nord de la Syrie où Ankara a lancé une offensive.

Source de paix

L'opération Source de paix a été lancée dans le nord de la Syrie par Recep Tayyip Erdogan le 9 octobre. Elle est menée contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), interdit en Turquie, et le groupe terroriste Daech*.PUTNIK . ANTON DENISSOV

La Turquie poursuivra son opération en Syrie, «que le monde accepte ou pas» de la soutenir

Lors d'une conversation téléphonique avec Emmanuel Macron, lundi 14 octobre, le Président turc a évoqué les objectifs de l'opération Source de paix en Syrie. Il a ainsi déclaré que cette offensive visait à contribuer à la paix et à la stabilité régionale et mondiale, et a fait remarquer que la sécurité de la Turquie et l'intégrité territoriale de la Syrie étaient menacées.

L'armée syrienne a pour sa part restauré ce 15 octobre son contrôle sur la ville de Minbej et sur ses environs, dans le cadre d'un déploiement visant à contrer une offensive turque, a déclaré l'armée russe.

Les militaires français ont entamé le retrait de leurs forces de Minbej, où elles étaient stationnées, tandis que les États-Unis ont déjà retiré leurs troupes de trois bases militaires.

On pourra lire aussi, ce même jour, un long article, bien informé comme d'habitude, de notre référence habituelle, M. K. BHADRAKUMAR

It's curtains for US in Syria. Russia, Iran owe big thanks to Erdogan
https://indianpunchline.com/its-curtains-for-us-in-syria-russia-iran-owe-big-thanks-to-erdogan/

 

16/10/2019

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